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Coronavirus: en Italie, un village lueur d'espoir

Dans le village de Vo Euganeo en Vénétie, confiné, aucun cas de contamination n'a été enregistré en six jours.
Dans le village de Vo Euganeo en Vénétie, confiné, aucun cas de contamination n'a été enregistré en six jours. MARCO SABADIN / AFP
7 mn

Confinés depuis près d’un mois, tous les habitants de Vo'Euganeo, premier foyer infectieux détecté dans le province de Padoue en Vénétie, ont été soumis à des tests de dépistage du Covid-19. Ils ont fait l’objet d’une recherche épidémiologique, coordonnée par un expert de l’université de Florence, le professeur Sergio Romagnani. Les résultats représentent une lueur d’espoir pour l’Italie où le nombre de décès, 3405, a désormais dépassé celui de la Chine.

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► mise à jour du 21 mars : un nouveau cas est apparu à Vo' Euganeo, il s'agit du premier depuis la fin de la période d'isolement complet du village qui s'est étendue du 23 février au 8 mars.

de notre correspondante à Rome,

La première victime italienne du coronavirus est originaire de Vo Euganeo. Elle est décédée le 21 février, soit deux jours avant la mise en quarantaine des 3 300 habitants du village, et de ceux de 10 communes lombardes au cœur d’un autre foyer infectieux. Avec l’accord des autorités de la Vénétie, tous les villageois ont été soumis à des tests.

Le résultat a démontré que parmi les 88 personnes détectées porteuses du virus, plus de la moitié - dont de nombreux jeunes - ne présentaient aucun symptôme de la maladie. Or les personnes asymptomatiques représentent l'une des plus grandes sources de contagion. Dans ce village, l’épidémie a pu être rapidement ralenti grâce aux tests et au confinement maximal.

Aucun cas en six jours

Depuis six jours plus un seul cas de contagion n'a été enregistré à Vo’ Euganeo. Par ailleurs, sur les 88 personnes porteuses du virus placées à l'isolement il n’en reste que 7. Et les délais de guérison des malades ont été rapides. Dix jours en moyenne selon les déclarations du professeur Sergio Romagnani.

Entre le premier décès survenu fin février et le 15 mars, deux autres personnes sont mortes dans le village en raison du virus. Mais comparé aux bilans quotidiens dramatiques, 902 nouveaux décès en deux jours dans tout le pays, ce chiffre est dérisoire.

Isoler les personnes

D’après les experts italiens, il est essentiel pour freiner la diffusion du virus d' isoler les personnes au maximum, et de faire respecter scrupuleusement la distance de sécurité par celles qui sont obligées de sortir. Mais cela ne suffit pas.

Pour contrôler la pandémie, Il faudrait soumettre à des tests de diagnostic au minimum toutes les personnes qui présentent ne serait-ce qu’un des symptômes évoquant une contamination au coronavirus; ce qui est difficilement réalisable dans le contexte actuel. Augmenter les tests, comme souhaite le faire la Vénétie, a un coût important : 12 millions d’euros pour 800.000 personnes.

Un problème se pose également au niveau de l'organisation, parce que le système de santé dans le Nord est littéralement à bout de souffle, en particulier à Bergame, Brescia, Crema, Crémone et Milan où un hôpital de campagne d'une capacité de 500 lits devrait être opérationnel dès le 23 mars.

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