Accéder au contenu principal

Covid-19 en Grèce: manifestation de demandeurs d’asile devant le camp de Moria

Dans un camp de fortune pour réfugiés et migrants à côté du camp de Moria, lors d'un verrouillage à l'échelle nationale pour contenir la propagation de la maladie à coronavirus, sur l'île de Lesbos, Grèce 02 avril 2020.
Dans un camp de fortune pour réfugiés et migrants à côté du camp de Moria, lors d'un verrouillage à l'échelle nationale pour contenir la propagation de la maladie à coronavirus, sur l'île de Lesbos, Grèce 02 avril 2020. REUTERS / Elias Marcou
2 mn

En Grèce, plusieurs dizaines de demandeurs d’asile - majoritairement originaires de pays africains - ont organisé ce mercredi une manifestation devant le camp de Moria, sur l’ile de Lesbos. Un mouvement de protestation notamment motivé par les risques d’exposition au Covid-19. Dans l’espace insalubre et surpeuplé du plus grand camp d’Europe, ni hygiène appropriée ni distanciation sociale ne sont en effet applicables par une population, confinée depuis la mi-mars et qui se sent par ailleurs largement abandonnée.

Publicité

De notre correspondant à Athènes,

« Nous ne sommes pas en sécurité face à la pandémie du Covid-19 », voilà le type de messages brandis par des manifestants devant le camp de Moria, sur l’ile grecque de Lesbos. Face au risque sanitaire, ces demandeurs d’asile souhaiteraient être « libérés », comme ils l’écrivent, et transférés sur la partie continentale de la Grèce.

Préalablement à cette manifestation, le gouvernement grec a d’ailleurs annoncé l’acheminement progressif de près de 2 300 personnes, sur le continent, dans les deux semaines à venir. A Moria, au milieu des champs d’oliviers, près de 19 000 personnes s’entassent pour l’heure dans et autour d’un espace prévu pour en héberger seulement 3 000.

Dans un communiqué tout juste publié, l’ONG Human Rights Watch, craint, elle, « une crise de santé publique » face aux conditions de vie jugées « inimaginables » dans les cinq camps saturés des iles de la mer Égée. Des camps où se laver les mains régulièrement est notamment tout à fait impossible.

Preuve de la progression du virus parmi ces populations souvent groupées dans des espaces réduits, quelque 150 demandeurs d’asile ont été testés positifs cette semaine, dans un hôtel de la région du Péloponnèse, dans le sud du pays.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.