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Covid-19: HRW appelle à décongestionner les camps de réfugiés des îles grecques

Des migrants circulent au milieu des détritus dans le camp de Moria sur l'île de Lesbos, le 2 avril 2020.
Des migrants circulent au milieu des détritus dans le camp de Moria sur l'île de Lesbos, le 2 avril 2020. Manolis LAGOUTARIS / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’ONG Human Rights Watch craint « une crise de santé publique » dans les camps de migrants surpeuplés situés sur les îles de la mer Egée.

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« Alors que le gouvernement grec œuvre pour arrêter la propagation du virus, les images des conditions sordides dans les camps d'accueil et d'enregistrement à Lesbos, Chios, Samos, Kos et Leros montrent que les critères minimums de protection contre le Covid-19 ne sont pas respectés », a déploré Belkis Wille, chercheuse sur les crises et conflits à Human Rights Watch (HRW), citée dans un communiqué.

Des mesures de distanciation impossibles à appliquer

Pour l’heure, aucun cas de coronavirus n’a été détecté dans ces camps, selon les autorités grecques, tandis que deux camps situés en Grèce continentale ont été placés en quarantaine en avril après que des demandeurs d’asile y ont été testés positifs.

Près de 35 000 personnes vivent dans ces camps, soit six fois plus que leur capacité. Dans ces conditions, « se laver les mains ou appliquer la distanciation sociale sont impossibles ».

HRW appelle les autorités grecques à « identifier rapidement » les personnes vulnérables dans les camps, surtout « les gens âgés, ceux qui souffrent de maladies chroniques ou d'autres groupes en danger comme les enfants non accompagnés, les handicapés et les femmes enceintes » et à « prendre des mesures pour les protéger du Covid-19 pour éviter une crise de santé publique ».

Quarantaine imposée dans un village

Moins touchée que les autres pays européens, la Grèce compte officiellement 121 morts du coronavirus et 2 401 cas. Le confinement général est imposé depuis le 22 mars, cinq jours après le confinement des camps migrants à travers le pays.

Mardi, les autorités ont mis en quarantaine pour deux semaines le village de Kranidi, à 166 kilomètres au sud-ouest d'Athènes, après que 148 des 470 migrants hébergés dans un hôtel proche ont été testés positifs. Une migrante somalienne de 28 ans, enceinte et testée dans le cadre des examens de grossesse y avait été diagnostiquée positive. Deux employés de l’hôtel ont également été testés positifs.

Le ministre des Migrations et de l'Asile, Notis Mitarachi, a indiqué mardi que 5,3% des migrants vivant dans les camps sur les îles avaient été transférés en Grèce continentale depuis janvier et que ces transferts se poursuivraient.

(avec AFP)

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