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Coronavirus: un sommet européen crucial pour relancer l'économie

Un homme portant un masque de protection devant le bâtiment de la Commission européenne, à Bruxelles.
Un homme portant un masque de protection devant le bâtiment de la Commission européenne, à Bruxelles. REUTERS/Yves Herman/File Photo
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Ce 23 avril, c'est la quatrième réunion virtuelle des Vingt-Sept depuis le début de la crise sanitaire. Les dirigeants européens cherchent des solutions pour sortir l'Union européenne (UE) de la récession due à la pandémie de coronavirus. Mais, encore une fois, on ne s’attend pas à un résultat détaillé et concret.

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« Je m'attends à un premier consensus ». Les paroles les plus optimistes parmi les Vingt-Sept sont du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Madrid pousse pour la création d'un fonds de 1 500 milliards d'euros, un fonds alimenté par une dette dite perpétuelle pour aider les pays les plus en difficulté.

L'axe Rome-Madrid-Paris

Une dette à la durée indéfinie, ce principe, l'Allemagne, les Pays-Bas notamment, ne veulent pas l’accepter. Quant au montant, la somme qui circule est bien plus basse : plusieurs centaines de milliards d'euros. Encore une fois, on retrouve en tout cas l’axe Rome-Madrid-Paris sur le principe de l'endettement commun, quel que soit sa forme, encore une fois avec peu de chances de convaincre.

À lire aussi : Pourquoi la solidarité européenne est-elle si difficile à mettre en place?

Parmi les idées qui circulent aussi dans l’entourage d’Emmanuel Macron, une première : un endettement endossé par la Commission européenne.

Autre point de désaccord : le climat. Paris s'affirme vigilant sur ce sujet. D'autres, c'est le cas de nombreux pays à l’Est, veulent éviter des aides conditionnées au respect de l'environnement.

Pas de fumée blanche...

Signe que la fumée blanche n’est pas encore pour cette fois : personne n’envisage une déclaration commune à l'issue de la réunion. À l'Élysée, on n’attend de toute façon pas d'accord avant l'été.


► Angela Merkel: «Nous souhaitons que tous les pays puissent s’en sortir»

La chancelière allemande a pris la parole ce jeudi 23 avril devant le Bundestag. Critiquée par les pays du Sud pour son opposition à une mutualisation des dettes, Angela Merkel a néanmoins annoncé que son pays était prêt à augmenter sensiblement sa contribution au budget européen.

Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

Angela Merkel l’a assuré devant le Parlement allemand. L’Allemagne se veut solidaire des autres pays européens et souhaite qu’un plan de relance soit mis en place. Mais la chancelière a réitéré son opposition à une mutualisation des dettes, ce qu’on appelle communément les « coronabonds ». 

Ce jeudi matin, la chancelière a surtout mis en avant des arguments pratiques contre cette solution qui serait trop longue à mettre en place : « Tous les Parlements des pays membres de l’Union européenne devront ratifier la modification des traités. Cela prendrait beaucoup de temps et n’apporterait pas de solution aux problèmes actuels ».

Angela Merkel a voulu ne pas être perçue comme « Madame No » et a fait un geste illustrant la volonté de l’Allemagne de soutenir d’autres pays. La chancelière a remis en cause la ligne restrictive qui prévalait jusqu’à présent en Allemagne sur le prochain budget à moyen terme de l’Union européenne : « Nous devrions être prêts par solidarité et pour une durée limitée à augmenter sensiblement notre contribution au budget européen. Car nous souhaitons que tous les pays puissent s’en sortir ».

Un possible compromis pourrait impliquer de recourir à la fois au prochain budget pluriannuel pour 2021-2027 pour des subventions aux pays membres et au fonds de relance qui lui fournirait des prêts.

À lire aussi : Coronavirus: l’Union européenne propose une coordination du déconfinement

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