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Revue de presse des Balkans

À la Une: Les mobilisations reprennent dans les Balkans alors que l'épidémie de coronavirus ralentit

Manifestation dans les rues de Ljubljana contre le gouvernement, le 8 mai 2020.
Manifestation dans les rues de Ljubljana contre le gouvernement, le 8 mai 2020. REUTERS/Borut Zivulovic

Chaque week-end, une revue de presse de l'actualité de l'Europe du Sud-Est, en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

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La Slovénie, premier pays d'Europe à avoir proclamé la fin de l'épidémie, est secouée par une forte mobilisation depuis la fin du mois d'avril contre la dérive autoritaire du nouveau Premier ministre Janez Janša. Chaque vendredi, des manifestations à vélo s'organisent dans tout le pays contre ses « mesures liberticides » prises durant le confinement. Revenu au pouvoir au moment où l'épidémie se répandait, Janez Janša applique unprogramme néoconservateur calqué sur celui de Viktor Orban, son homologue et ami hongrois.

En sommeil depuis deux mois, le bras de fer entre l’Église orthodoxe serbe et le gouvernement du Monténégro a repris mardi 12 mai, à l’occasion de la fête de saint Basile d’Ostrog. L’évêque Joakinije de Nikšić a été interpellé pour avoir dirigé une procession illégale. Mercredi et jeudi, manifestations et affrontements ont éclaté avec la police dans de nombreuses villes du pays. Une crise qui dure depuis la fin du mois de décembre.

Au Kosovo, des « essais » de manifestations ont commencé cette semaine pour soutenir le Premier ministre décu, Albin Kurti, et réclamer la de nouvelles élections législatives anticipées. Le plus jeune État européen est plongé dans une profonde crise politique et institutionnelle depuis le vote, le 25 mars, d'une motion de censure déposée par le partenaire de coalition d'Albin Kurti.

En Serbie, la contestation ne faiblit pas contre le président Aleksandar Vučić, lui aussi accusé de s'arroger les pleins pouvoirs. Mais l'opposition citoyenne, qui avait organisé des manifestations aux balcons pendant le confinement, semble se faire doubler par l'extrême droite. Une manifestation réunissant plusieurs organisations nationalistes a eu lieu à Obrenovac, près la capitale Belgrade tandis que le chef du mouvement souverainiste Dveri a commencé une grève de la faim devant le Parlement. Les législatives, qui devaient avoir lieu le 26 avril, pourraient se tenir le 21 juin prochain.

Partout dans les Balkans, l'épidémie de coronavirus ralentit. Mais elle a contribué à fragiliser encore un peu plus des populations déjà mises à mal par des décennies de transition après la chute des régimes communistes. Au nord du Monténégro, les réfugiés des guerres yougoslaves doivent se débrouiller sans aide tandis qu'en Roumanie, des dizaines de milliers d'enfants ne peuvent pas suivre l'école en ligne mise en place faute d'accès à Internet, voire même sans accès au réseau téléphonique. En Bulgarie, le Premier ministre libéral Boïko Borissov profite de l'épidémie pour jouer les sauveurs de la nation avec son « jeep show ».

Choc économique, explosion du chômage, tourisme en berne... Pour le philosophe Srećko Horvat, les conséquences de la pandémie risquent de plomber encore un peu plus une Croatie déjà fragilisée. Et ce n'est pas du côté des « champions de la transition » qu'il faut attendre de nouvelles idées. Pourtant, l'espoir n'est pas tout à fait perdu. Entretien.

La journée du saint patron de la famille est sacrée pour les orthodoxes des Balkans. Avec les restrictions liées au Covid-19, les familles qui devaient célébrer la leur ce printemps peinent à concilier traditions et confinement. Reportage à Banja Luka, à l’occasion de Đurđevdan, le jour très fêté de la Saint-Georges.

Le 13 mai, marquait aussi un triste anniversaire pour la Bosnie-Herzégovine : le sixième anniversaire des terribles inondations de 2014. Rien n’avait été anticipé et la catastrophe a poussé à l’exode des centaines de milliers de personnes. Beaucoup se considèrent comme des migrants climatiques. Reportage dans un paysage de ruines.

La situation se tend entre la Roumanie et la Hongrie à l'approche du centenaire, le 4 juin, du Traité de Trianon, qui a redessiné les frontières européennes après la Première Guerre mondiale. Lundi, le Parlement hongrois a adopté une résolution condamnant les propos magyarophobes tenus par le chef de l’État roumain fin avril.

Le démantèlement du puissant cartel dirigé par Darko Šarić il y a dix ans a laissé un grand vide dans les Balkans. Depuis, les règlements de compte se multiplient jusqu’à Belgrade où certains trafiquants entretiennent des liens douteux avec le sommet de l’État. Au moins 41 personnes sont mortes depuis 2015. Enquête.

En Turquie, c'est la remise en cause de l'indépendance de la justice qui inquiète. En février dernier, les trois magistrats qui avaient acquitté l'homme d'affaires philanthrope Osman Kavala ont à leur tour été mis en examen et devront s’expliquer devant le Conseil des juges et des procureurs (HSK). Réformé à plusieurs reprises, cet organisme chargé de nommer et de destituer le personnel judiciaire est désormais sous la botte du président Erdoğan. Analyse.

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