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L'extrême droite allemande se déchire en interne

Le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) a exclu Andreas Kalbitz (ici photographié le 2 septembre 2019), qui a appartenu à un groupe néo-nazi. Son exclusion, annoncée le 15 mai 2020, provoque des remous au sein de l'AfD.
Le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) a exclu Andreas Kalbitz (ici photographié le 2 septembre 2019), qui a appartenu à un groupe néo-nazi. Son exclusion, annoncée le 15 mai 2020, provoque des remous au sein de l'AfD. Annegret Hilse/Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au sein de l'AfD, le conflit entre une partie de la direction, soucieuse de conserver une façade respectable et l'aile radicale, forte de succès certains, s'est encore envenimé avec l'exclusion d'une figure de cette mouvance.

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De notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) est à la croisée des chemins. Une fois de plus, le parti est secoué par de profondes querelles internes. L’enjeu cette fois est de savoir si une « dédiabolisation » est possible en se séparant de l’aile la plus radicale. Le parti est sous pression.

Depuis mars, ce courant est sous surveillance policière en raison de sa proximité avec la mouvance néo-nazie et de prises de position extrémistes. Cela peut nuire à l’image du parti, estiment ceux qui veulent que l’AfD puisse un jour gouverner avec la droite.

Une scission inéluctable ?

La direction du mouvement a décidé, vendredi 15 mai, par sept voix contre cinq, d’exclure une des figures de cette aile radicale. Andreas Kalbitz se voit reprocher d’avoir menti lors de son adhésion à l’AfD et d’avoir omis de mentionner son appartenance à un groupe néo-nazi. Ironie de l’histoire, ce formulaire aurait disparu.

Sur le net et parmi les cadres du parti, les esprits s’échauffent depuis vendredi. L’affaire va continuer de faire des remous. Les plus radicaux – 30 à 40% des membres d’après les estimations – pèsent lourd et ont décroché des succès électoraux. Ils pourraient à l’arrivée tenter de prendre le pouvoir, à moins qu’une scission du parti ne soit inéluctable.

L’AfD est par ailleurs moins audible avec la pandémie de coronavirus qui fait passer son thème de prédilection, l’immigration, à l’arrière-plan. Le parti a reculé dans les sondages et tente maintenant de rebondir en soutenant les manifestations anti-corona.

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