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Coronavirus: l’état du monde face à la pandémie le mercredi 20 mai

Des employés des pompes funèbres transportent le cercueil d'une personne décédée du coronavirus à Rio de Janeiro le 18 mai 2020. Le Brésil est particulièrement touché par l'épidémie.
Des employés des pompes funèbres transportent le cercueil d'une personne décédée du coronavirus à Rio de Janeiro le 18 mai 2020. Le Brésil est particulièrement touché par l'épidémie. REUTERS/Ricardo Moraes
Texte par : RFI Suivre
6 mn

L’épidémie continue de provoquer des tensions diplomatiques entre Pékin et Washington alors que l’OMS rapport un nombre record de cas en une seule journée : plus de 106 000 contaminations ont été répertoriées sur l’ensemble de la planète en l’espace de 24 heures

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  • Mauvais chiffres et journée noire, bientôt 5 millions de cas à travers le monde

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, souligne que « près des deux tiers de ces 106 000 cas ont été déclarés dans quatre pays ». D’après le dernier rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé, il s’agit des Etats-Unis, de la Russie, du Brésil et de l’Arabie Saoudite. « Nous sommes très préoccupés par le nombre croissant de contaminations dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, où le système de santé est défaillant ou inexistant et les mesures de distanciation physique plus difficiles à mettre en œuvre », ajoute le docteur Tedros. Selon le responsable sanitaire des urgences de l’OMS, le cap des 5 millions de cas dans le monde sera bientôt franchi.

  • Inquiétude au Brésil et dans toute l’Amérique latine

Pour la première fois et malgré les déclarations optimistes du président brésilien, Jair Bolsonraro, qui rejette toujours les mesures de confinement prises dans une majorité d’Etats développés, le Brésil a dépassé la barre du milliers de morts en 24 heures, avec 1 179 décès répertoriés. Devant l’ampleur de l’épidémie, le ministère brésilien de la Santé recommande désormais l'usage de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine, y compris pour les cas les plus légers. Le protocole du ministère souligne toutefois « qu'il n'existe pas de garantie de résultat positif » et que la chloroquine, un antipaludéen, peut provoquer des effets secondaires « graves » pouvant aller jusqu'à « des défaillances sérieuses de certains organes » et « jusqu'à la mort ».

D'autres pays d'Amérique latine enregistrent eux aussi de fortes progressions du Covid-19. C’est le cas du Chili, où l’armée s’est déployée dans les quartiers pauvres de la capitale, Santiago, après de violentes manifestations provoquées par la flambée des prix des denrées alimentaires, alors que le pays vient de dépasser la barre des 50 000 contaminations.

L’inquiétude gagne aussi le Nicaragua qui, avec 254 cas, enregistre un nombre de cas dix fois plus élevé que la semaine dernière, tandis qu’en Colombie, le confinement général imposé depuis depuis deux mois est prolongé jusqu'au 31 mai et l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 31 août.

Toujours dans la région, le ministre bolivien de la Santé, Marcelo Navajas, soupçonné de corruption lors de l'achat à l'Espagne de 179 respirateurs pour malades du Covid-19 a été arrêté. La présidente bolivienne Jeanine Áñez a ordonné l'ouverture d'une enquête sur cet achat pour « de possibles faits de corruption ».

  • Entre Pékin et Washington, la guerre des mots se poursuit

Sur Twitter, Donald Trump s’en est pris une fois de plus à la Chine, affirmant qu’elle porte la responsabilité d’une « tuerie mondiale ». Le locataire de la Maison Blanche martèle depuis plusieurs semaines que les autorités chinoises auraient pu éviter le pire en prenant dès l’éclosion de l’épidémie des mesures fortes pour éviter sa propagation dans le monde entier. Pékin assure de son côté avoir transmis le plus vite possible toutes les informations à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et accuse Washington de « salir les efforts de la Chine », selon le ministère chinois des affaires étrangères.

  • L’Europe rouvre ses portes avec prudence

Comme plusieurs autres pays européens, la Grèce entame son déconfinement et vient de fixer au 15 juin le début de la nouvelle saison touristique, pour relancer un secteur vital de l'économie, tandis que le ciel grec sera rouvert aux vols internationaux à partir du 1er juillet. Le ministre du Tourisme Harry Theocharis précise que la liste des liaisons aériennes rétablies progressivement sera annoncée fin mai.

Mais « les premiers pays avec lesquels les liaisons pourront reprendre sont les pays des Balkans peu touchés par l'épidémie et les pays du nord de l'Europe, notamment l'Allemagne, puis ensuite les pays de la région plus large comme Israël et Chypre ». Le tourisme en Grèce représente plus de 20% du PIB et des centaines de milliers d'emplois.

En Italie, tous les aéroports italiens pourront rouvrir à partir du 3 juin, selon la ministre des Transports et des Infrastructures, alors que la péninsule sort progressivement lui aussi de deux mois de confinement. Le pays va rouvrir ses frontières aux touristes de l'Union européenne et annuler la quarantaine obligatoire pour les visiteurs étrangers dans la péninsule.

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