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La Hongrie va fermer ses camps controversés de migrants en zone de transit

Des agents de sécurité se tiennent près de l'entrée de la zone de transit où les migrants sont hébergés dans des conteneurs, à Tompa, en Hongrie, le 14 juin 2017.
Des agents de sécurité se tiennent près de l'entrée de la zone de transit où les migrants sont hébergés dans des conteneurs, à Tompa, en Hongrie, le 14 juin 2017. REUTERS/Laszlo Balogh

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a exigé la libération des quelques 300 demandeurs d'asile hébergés dans des camps hongrois à la frontière avec la Serbie. La Cour a estimé que les conditions de détention y étaient inacceptables et que les réfugiés y étaient « retenus sans motif valable ». Ce jeudi, le gouvernement Orban a obéi aux injonctions de la cour.

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De notre correspondante à Budapest,

Abouzar Soltani est enfin libre. Depuis un an et demi, cet artiste iranien de 37 ans vivait dans un camp, au sud de la Hongrie, avec son petit garçon de 11 ans. Abouzar est chrétien et c’est pour échapper aux persécutions qu’il a fui l’Iran et est arrivé en Hongrie où il a demandé l’asile.

Mais les autorités hongroises ont rejeté sa demande sans même l’examiner. Elles ont essayé de le renvoyer en Serbie, mais se sont heurtées au refus de Belgrade. Alors elles ont enfermé Abouzar et son fils dans un camp de containers, complètement encerclé de barbelés.

Un camp qualifié d’inhumain par le Comité Helsinki. Cette ONG hongroise a défendu le cas d’Abouzar et d’autres réfugiés devant la Cour de justice de l’Union européenne. Le 14 mai dernier, la Cour a jugé que ces camps s’apparentent à une prison et a ordonné à Budapest de les fermer.

Le gouvernement hongrois vient de s’exécuter. Il a transféré quelque 300 réfugiés, dont de nombreuses familles avec des enfants, dans des centres d’accueil d’où l’on peut sortir librement.

La fermeture des camps est une victoire pour les associations comme le Comité Helsinki. Harcelées quotidiennement par le gouvernement hongrois, elles continuent néanmoins à défendre les droits de l’homme.

À lire aussi : Accueil des réfugiés: Pologne, Hongrie et République tchèque ont violé le droit de l’UE

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