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Revue de presse des Balkans

À la Une: au Kosovo, la fin de la crise politique et la reprise du dialogue avec la Serbie?

Richard Grenell,  envoyé spécial de Donald Trump pour la Serbie et le Kosovo, un poste qu'il cumule avec celui d'ambassadeur des États-Unis en Allemagne.
Richard Grenell, envoyé spécial de Donald Trump pour la Serbie et le Kosovo, un poste qu'il cumule avec celui d'ambassadeur des États-Unis en Allemagne. Odd ANDERSEN / AFP
Texte par : Courrier des Balkans Suivre | Florentin Cassonnet
3 mn

Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

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Feu vert pour un nouveau gouvernement au Kosovo. La Cour constitutionnelle a rendu son verdict : le président Hashim Thaçi a agi conformément à la Constitution en proposant à Avdullah Hoti, de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), de former le prochain gouvernement. La Cour estime que le vote de défiance contre le gouvernement d’Albin Kurti, le 25 mars, n’entraîne pas obligatoirement la dissolution du Parlement. Une décision contestée par les partisans de Vetëvendosje, qui se sont réunis dans le centre de Pristina.

La reprise du dialogue entre le Kosovo et la Serbie était suspendue au règlement de cette crise politique interne au Kosovo. L'émissaire spécial américain Richard Grenell affirmait se réjouir du prochain débat sur le dialogue, « dès que la composition du nouveau gouvernement kosovar serait confirmée ». Depuis sa prise de poste en octobre 2019, la diplomatie américaine a été proactive sur le « front » serbo-kosovar, éclipsant une Union européenne bien absente. Comme les États-Unis, l'UE veut trouver un « accord définitif » entre les deux pays. Mes les moyens pour arriver à cet objectif est radicalement différent de l'approche américaine. Dans une lettre ouverte, l’Allemagne et la France ont réaffirmé leur position et veulent revenir au coeur du processus.

Diplomatie toujours, mais « Covid-diplomatie » : elle-même durement touchée par le coronavirus, la Turquie a multiplié ses aides à travers le monde, et en particulier dans les Balkans où elle est souvent apparue comme plus efficace et plus solidaire que l’Union européenne... De quoi relancer la vision « néo-ottomane » de l’ancien Premier ministre Ahmet Davutoğlu.

Pendant ce temps-là, pour les réfugiés sur « la route des Balkans », c'est toujours le règne de la violence et du silence. La pandémie a transformé une situation grave en situation catastrophique. Des exilés sont tués dans les camps financés par l’UE, ou maltraités et marqués à la peinture par la police croate… Et l'Organisation internationale des migrations (OIM) garde le silence sur les violations des droits humains des réfugiés et des migrants, dénonce la journaliste et activiste Nidžara Ahmetašević.

Le Monténégro aussi a un problème de réfugiés, mais qui date de 1992. À l'époque, des dizaines de Bosniaques réfugiés à Herceg Novi pour fuir la guerre en Bosnie-Herzégovine voisine ont été remis à l’armée de Radovan Karadžić. Beaucoup ont été exécutés et certains corps n’ont toujours pas été retrouvés. Près de trente ans plus tard, aucun responsable de cette déportation n’a été condamné. Des associations se battent pour mettre les autorités monténégrines face à leurs responsabilités.

Silence enfin, ou plutôt omerta autour des coupes illégales qui déciment les forêts de Roumanie qui comptent parmi les dernières grandes forêts vierges d'Europe. Chaque année, des milliers d’hectares disparaissent illégalement et ceux qui s'y opposent sur le terrain risquent pour leur vie. La Commission européenne semble avoir pris conscience qu'il s'agit d'un problème non pas seulement roumain, mais qui concerne tous les citoyens européens : elle a intenté une procédure en infraction contre la Roumanie, sommant Bucarest de proposer un plan d'action. La société civile roumaine se mobilise, s'appuyant sur quelques élus engagés mais minoritaires pour faire passer une loi visant à protéger « les poumons de l'Europe ».

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