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Erdogan fête la conquête d’Istanbul par les Ottomans en 1453 sur fond de polémique

Pour l’anniversaire de la prise de Constantinople, un imam a donc récité la sourate 48 du Coran, Al-Fath, «la victoire éclatante», puis une prière célébrant la conquête, entre les murs de Sainte-Sophie, qui est pourtant un musée depuis 1934.
Pour l’anniversaire de la prise de Constantinople, un imam a donc récité la sourate 48 du Coran, Al-Fath, «la victoire éclatante», puis une prière célébrant la conquête, entre les murs de Sainte-Sophie, qui est pourtant un musée depuis 1934. ©AFP/OZAN KOSE
Texte par : Anne Andlauer
1 mn

La Turquie du président Recep Tayyip Erdogan a fêté ce 29 mai le 567e anniversaire de la conquête d’Istanbul par les Ottomans en 1453. Les autorités avaient prévu, comme chaque année, une journée entière de festivités. Avec, en point d’orgue de cette journée, un événement autant symbolique que polémique : une récitation du Coran dans l’enceinte de Sainte-Sophie d’Istanbul.

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De notre correspondante à Istanbul,

Ce n’est pas la reconversion en mosquée que les partisans du président turc réclament à cors et à cris, mais c’est un signe qui ne manquera pas de les encourager.

Pour l’anniversaire de la prise de Constantinople, un imam a donc récité la sourate 48 du Coran, Al-Fath, « la victoire éclatante », puis une prière célébrant la conquête, entre les murs de Sainte-Sophie, qui est pourtant un musée depuis 1934. Le président Erdogan en a voulu ainsi, lui qui ne cache pas son rêve d’ouvrir au culte musulman cette ancienne église byzantine. Elle le resta pendant près de mille ans, avant la conquête ottomane, qui fit d’elle une mosquée jusqu’à la chute de l’Empire.

Ces derniers temps, le pouvoir turc multiplie les symboles. Fin mars, un muezzin récitait l’appel à la prière à voix nue sous la coupole du monument, officiellement pour des « tests acoustiques ». Début mai, c’est le directeur de la communication du président qui partageait sur Twitter une photo de Sainte-Sophie avec cette légende : « Encore un peu de patience ».

En mars 2019, en pleine campagne électorale, Recep Tayyip Erdogan avait promis de renommer l’édifice « mosquée Sainte-Sophie ».

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