L'Espagne vote la mise en place d’un «revenu minimum vital»

Le Premier ministre Pedro Sanchez lors d'une session au Parlement espagnol le 20 mai 2020.
Le Premier ministre Pedro Sanchez lors d'une session au Parlement espagnol le 20 mai 2020. Andres BALLESTEROS / POOL / AFP
Texte par : RFI Suivre
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C’est officiel, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a donné son feu vert à un projet attendu depuis longtemps par l’électorat de gauche, et par son allié Podemos : la mise en place d’un « revenu minimum vital » et cela à partir du 15 juin. Une façon de lutter contre une pauvreté en pleine hausse dans un pays très touché par la pandémie. 850 000 familles devraient toucher entre 462 et 1 015 euros. Cela devrait couter la bagatelle de trois milliards d’euros.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Le chef de file de Podemos et vice-président du gouvernement de gauche, Pablo Iglesias, jubile : « c’est la plus grande avancée sociale en Espagne depuis 2006, lorsque fut adoptée la loi pour l’assistance et les soins aux personnes âgées ».

L’approbation du revenu minimum vital faisait partie du programme électoral du gouvernement socialiste, elle devait entrer en vigueur de façon progressive au cours de ce mandat, mais la pandémie du coronavirus a accéléré les choses, car avec la crise sanitaire, les inégalités se sont  creusées.

L’objectif est de sortir de la pauvreté un million et demi de personnes et assurer que chacun puisse toucher un revenu lui permettant de ne pas se retrouver dans la disette. Cette mesure, l'une des initiatives les plus importantes du programme de la gauche au pouvoir, part du constat qu’en Espagne un quart des personnes se trouvent dans le besoin et que 12% souffrent de la pauvreté sévère, contre 7% de moyenne dans l’Union Européenne.

Il va désormais falloir harmoniser ce salaire minimum vital avec d’autres aides existantes aussi bien au niveau national que régional. 

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