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Brexit: retour ardu à la table des négociations pour l'UE et le Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique Boris Johnson (g) et le négociateur du Brexit pour l'Union européenne Michel Barnier, à Bruxelles. (image d'illustration)
Le Premier ministre britannique Boris Johnson (g) et le négociateur du Brexit pour l'Union européenne Michel Barnier, à Bruxelles. (image d'illustration) AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce mardi 2 juin s’est ouverte la quatrième session des négociations entre Londres et Bruxelles et elle ne semble pas mieux partie que les précédentes pour produire des avancées significatives.

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Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

Le négociateur européen Michel Barnier presse le gouvernement britannique d’accepter une extension de l’actuelle période de transition qui court jusqu’au 31 décembre, ce que Boris Johnson refuse obstinément. Le Premier ministre est accusé par le négociateur européen de faire traîner les négociations et il semble que les deux camps aient des objectifs diamétralement opposés pour la future relation euro-britannique. 

Boris Johnson a prévu de s’impliquer personnellement dans les négociations de ce mois-ci mais les Européens ne semblent pas très optimistes quant à des résultats tangibles. Malgré tout, ils ont accepté que de nouvelles pistes de négociation soient explorées dans l’épineux dossier de la pêche, ce qui paraît justifier la stratégie britannique. 

Mais pour Michel Barnier, les négociations de cette semaine vont montrer si le Royaume-Uni veut quitter le marché intérieur européen et l’union douanière ; une déclaration en forme de semi-ultimatum face à l’intransigeance affichée par les négociateurs britanniques. Ceux-ci réclament par exemple une sorte de garantie d’accès au marché financier européen en faveur du secteur de la finance de la City de Londres, une exigence de nature à prolonger l’impasse.

Une théorie circule parmi les Européens pour affirmer que Boris Johnson n’a aucune intention d’accepter un accord qui rognerait une once de la souveraineté britannique. Et dans cette perspective, les dégâts économiques du coronavirus pourraient servir à dissimuler les dégâts économiques d’un éventuel Brexit sans accord. Et ceci permettrait à Boris Johnson d’endosser sans risque le costume de celui qui a sauvé le Royaume-Uni de la tutelle européenne.

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