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L’Italie s'ouvre à nouveau au tourisme européen

La Tour de Pise, en Italie.
La Tour de Pise, en Italie. Tiziana FABI / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 min

L’Italie rouvre, ce mercredi 3 juin, ses frontières aux touristes provenant de l’Union européenne mais aussi du Royaume-Uni, de l'Irlande du Nord, de la Suisse, de l’Islande, de la Norvège, de la principauté de Monaco et d’Andorre. Vingt-trois aéroports sont opérationnels dont ceux de Milan, Rome et Naples.

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Sauver le secteur du tourisme qui représente environ 13% du PIB italien, c’est le mot d’ordre du gouvernement. Voilà pourquoi non seulement les frontières sont rouvertes, mais en plus, il n’y a plus de quarantaine imposée, explique la correspondante de RFI à Rome, Anne Le Nir.

Sauf pour ceux qui, dans les 14 jours précédant leur arrivée en Italie, se sont rendus dans un pays comme les États-Unis ou le Brésil, par exemple, ne rentrant pas dans la liste établie par le ministère des Affaires étrangères. En outre, si l’on voyage en voiture et que l’on n’appartient pas à la même famille, seules deux personnes par véhicule seront admises. 

Évidemment, il faudra se soumettre aux mesures sanitaires en vigueur comme le port du masque dans les lieux clos et les transports publics. Il faudra aussi respecter les conditions fixées par chaque pays de provenance pour le retour.

Mais tout est prêt pour accueillir les vacanciers à bras ouverts. Les plages sont aménagées pour des bains de soleil en sécurité. Et la plupart des sites archéologiques et des musées peuvent être visités en toute sérénité.

« La renaissance du pays »

Pour l’Italie, ces changements marquent « la renaissance du pays ».  « Nous ne sommes plus dans l’urgence sanitaire » a déclaré le chef du gouvernement lors un discours à la nation, à laquelle il a promis d’importantes réformes structurelles et la relance de l’image du Bel Paese. 

La renaissance de l’Italie, qui risque une récession sans précédent depuis 1945, ne sera possible que grâce au plan de relance européen de 750 milliards d’euros dont le pays devrait être l’un des principaux bénéficiaires. Mais Rome doit prévoir comment renaître. Pour le président du Conseil, Giuseppe Conte, les priorités sont les suivantes : investissement publics, numérique, développement durable, réforme de la fiscalité, de la justice, et promotion du tourisme. Un secteur déterminant pour l’économie. 

« Les touristes européens peuvent visiter notre pays sans être soumis à une quarantaine. Mais maintenant nous devons nous concentrer sur l’image de l’Italie dans le monde pour promouvoir l’inestimable patrimoine artistique et naturel que nous possédons. Tout au long de ces derniers mois, la beauté de l’Italie n’a jamais été mise en quarantaine. »

On a été confinés pendant 85 jours, donc bien sûr on a eu une perte importante. Et maintenant on espère que la réouverture va pouvoir, peut-être pas compenser cette perte mais au moins donner un nouvel élan au tourisme. Et de ce point vue, le reprise des réservations est rassurante. Les hôteliers nous disent que ça redémarre, de l’Italie et aussi de l’étranger.

Loredana Capone

L'épidémie a fait 33 500 morts en trois mois dans le pays qui, depuis début mai, tente de relancer son économie. Les cafés et terrasses ont rouvert, de même que la grande majorité des monuments et sites touristiques qui font chaque année le bonheur de nombreux touristes. Mais force est de constater que les vacanciers se font attendre. Ainsi, à Rome, plus belle que jamais, 90 % des hôtels sont encore fermés. La crise sanitaire « n'est pas terminée », a rappelé le président de la République, Sergio Mattarella, qui a loué « l'unité » de son pays face à « l'ennemi invisible ».

 

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