Accéder au contenu principal

Turquie: trois députés d'opposition déchus de leur mandat

Condamnés par la justice, trois députés d'opposition ont été déchus de leur mandat au Parlement turc, ce 4 juin 2020. (image d'illustration)
Condamnés par la justice, trois députés d'opposition ont été déchus de leur mandat au Parlement turc, ce 4 juin 2020. (image d'illustration) REUTERS/Umit Bektas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Parlement turc a déchu ce jeudi 4 juin trois de ses membres de leur mandat de député. Ces élus étaient sous le coup d’une condamnation pénale validée par la cour de cassation. Ils auraient toutefois pu continuer à siéger jusqu’à la fin de leur mandat si cette condamnation n’avaient pas été portée à l’ordre du jour du Parlement. 

Publicité

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Après deux mois de vacances pour cause d’épidémie, le Parlement turc reprend donc ses travaux privé de trois de ses membres. Au terme d’une séance houleuse, ils ont été déchus de leur mandat parlementaire. Point commun de ces trois élus : ils ont été condamnés par la justice, et cette condamnation pénale a été confirmée par la Cour de cassation. Les trois députés ont été placés en garde à vue dans la soirée de jeudi. Ils risquent désormais d’être incarcérés.

Enis Berberoğlu, élu du principal parti d’opposition, le CHP social-démocrate, a reçu une peine de cinq ans et 10 mois de prison. Cet ancien journaliste était accusé d’avoir transmis des secrets d’État au quotidien Cumhuriyet. En l’occurrence, des documents révélant que l’État avait envoyé des armes à des groupes rebelles en Syrie.

Musa Farisoğulları et Leyla Güven étaient quant à eux députés du parti pro-kurde, le HDP. Ils avaient été jugés coupables « d’appartenance à un groupe terroriste ».

La condamnation définitive de ces trois élus était intervenue il y a plusieurs mois – en septembre 2018 dans le cas d’Enis Berberoğlu, en septembre 2019 pour ses deux collègues. Ils auraient pu conserver leur mandat de député – et leur liberté – si leur condamnation n’avait pas été lue devant le Parlement. L’opposition a dénoncé un « coup d’État civil »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.