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Coronavirus au Portugal: Lisbonne voit resurgir la pandémie

La troisième phase du déconfinement du pays a d’ailleurs été décalée pour Lisbonne et la vallée du Tage.
La troisième phase du déconfinement du pays a d’ailleurs été décalée pour Lisbonne et la vallée du Tage. PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP
Texte par : Marie-Line Darcy
3 mn

La capitale portugaise connaît un regain de nouveaux cas de coronavirus. Les autorités ont décidé d'instaurer d’un « mini-confinement » géographiquement ciblé.

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De notre correspondante à Lisbonne,

Depuis le 10 juin, jour férié pour la fête nationale portugaise et jusqu’à ce dimanche 14 juin à minuit, la municipalité impose des restrictions de sorties. Pendant la fête de la Saint-Antoine, patron de la ville, le 13 juin, les Lisboètes ont dû rester chez eux. D’habitude, ils envahissent les rues pour manger dehors les sardines grillées, pour chanter et danser. La nuit du 12 au 13 juin, c’est le grand défilé populaire organisé par les habitants des quartiers. Et le jour du saint le 13, un mariage collectif de couples défavorisés est organisé sous la protection du saint patron.

Mais cette année à cause du coronavirus, rien de tout cela n’a eu lieu. Les bars et restaurants ferment plus tôt. Les guirlandes et les flonflons sont interdits. Quelques 1 000 agents des forces de l’ordre sont chargés de faire respecter la prohibition.

Autorités préoccupées

Sans vouloir vraiment l’avouer, les autorités portugaises sont préoccupées. La troisième phase du déconfinement du pays a d’ailleurs été décalée pour Lisbonne et la vallée du Tage. Le Portugal enregistre en moyenne 300 nouveaux cas de Covid-19 par jour. C’est le deuxième pays après la Suède à connaître cette situation.

300 cas quotidiens, c’est le seuil d’alerte sanitaire : il a été lancé dans les hôpitaux. Après une nette diminution, les hospitalisations repartent légèrement à la hausse. La plupart des nouveaux cas de Covid-19, 80 ou 90 %,  se trouvent dans la région de Lisbonne. Des foyers communautaires sont apparus dans des usines, des entrepôts, des entreprises de construction.

Dès le début du déconfinement en mai, le mouvement pendulaire périphéries-centre a repris avec intensité, le plus souvent dans des transports publics bondés où il est impossible de respecter les règles de distanciation sociale. La cause est mal connue mais le ministère de la Santé a créé un cabinet spécial pour Lisbonne. Il mise sur l’extension des tests de dépistage.

Une recrudescence qui embarrasse pour le tourisme

Nous ne sommes pas dans un contexte alarmiste. Le discours est plutôt à la prudence. Mais cette recrudescence des cas est embarrassante. En effet, le discours officiel se veut rassurant, notamment quand il s'adresse à l’extérieur du pays. Il s’agit de favoriser la relance économique et elle passe par le tourisme, véritable moteur de l’économie portugaise qui en dépend à plus de 30 %.

Le discours du retour au presque normal était déjà emprunt de retenue : il est devenu encore plus timide. Entré avec près d’un mois de retard dans l’épidémie, le Portugal pourrait en sortir également un mois plus tard, dans le contexte très volatile d’un coronavirus qui circule toujours.

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