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Pologne: pour pousser les citoyens aux urnes, le gouvernement offre des camions de pompiers

Le président polonais Andrzej Duda (ici en 2017) est le favori de la prochaine présidentielle. Mais l'écart avec son adversaire se resserre.
Le président polonais Andrzej Duda (ici en 2017) est le favori de la prochaine présidentielle. Mais l'écart avec son adversaire se resserre. ©REUTERS/Kacper Pempel

En Pologne, à une semaine du premier tour de la présidentielle, l’écart se resserre entre le président sortant conservateur, favori pour sa réélection, et son principal concurrent libéral, le maire de Varsovie. Pour faire la différence, le gouvernement use de tous les moyens pour convaincre les électeurs d’aller voter, et si possible pour le chef de l’État.

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Avec notre correspondant à Varsovie, Thomas Giraudeau

Au premier tour de l'élection présidentielle, Andrzej Duda, le président sortant, devancerait de 10 points son opposant Rafal Trzaskowski, selon les sondages. Mais au second tour, les deux hommes seraient au coude-à-coude.

Les autorités le savent, la clé du scrutin est dans les campagnes et les petites villes de moins de 20 000 habitants : des zones périphériques où les conservateurs au pouvoir et Andrzej Duda ont construit leurs récentes victoires. C’est d’ailleurs dans ces zones que le parti conservateur au pouvoir Droit et justice (PiS) a obtenu ses meilleurs scores, plus de 50% des voix aux législatives de l’an dernier.

L’opposition dénonce une manœuvre politique

Alors il souhaite pousser au maximum ces électeurs aux urnes, quitte à user des moyens publics. Avec « Bitwa o wozy » (la bataille pour les véhicules), le ministère de l’Intérieur a décidé d’offrir un camion de pompiers tout neuf à 16 petites communes - une par région - où le taux de participation à la présidentielle sera le plus élevé.

Pour se justifier, l’exécutif estime que ces petites villes n’ont souvent pas les moyens d’acheter de tels équipements, ni d’organiser des campagnes pour inciter leurs habitants à aller voter. De leur côté, l’opposition et des commentateurs voient dans cette offre une manœuvre politique. L’ancien chef de la Commission électorale parle « d’action inappropriée ». De son côté, l’ex-Premier ministre socialiste, Marek Belka, dénonce le fait qu’un véhicule qui sauve des vies soit utilisé à des fins politiques.

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