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Revue de presse du Courrier des Balkans

À la Une: Hashim Thaçi, le président du Kosovo, accusé de «crimes de guerre et crimes contre l’Humanité»

Le président du Kosovo Hashim Thaci, à Pristina, le 11 juin 2020.
Le président du Kosovo Hashim Thaci, à Pristina, le 11 juin 2020. Armend NIMANI / AFP

Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

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C’est un coup de théâtre qui secoue le Kosovo. Le président du petit pays a été accusé mercredi 24 juin par les cours spécialisées de La Haye de « crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Créées après l’échec du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, ces cours accusent Hashim Thaçi et son bras droit, Kadri Veseli, ancien chef des « services secrets » de l'Armée de libération du Kosovo (UÇK), d’avoir commis des crimes contre des centaines de civils albanais, serbes ou roms durant la guerre, entre 1998 et 2000. 

L’acte stipule également que les deux accusés ont mené une campagne de diffamation contre le tribunal, « montrant ainsi qu’ils font passer leurs intérêts privés avant ceux des victimes, le respect de l’État de droit et les intérêts du peuple entier du Kosovo ». Un rebondissement qui aura en tout cas eu raison du sommet qui devait rassembler le 27 juin à Washington le président du Kosovo et son homologue serbe, Aleksandar Vučić, une étape présentée comme essentielle à la conclusion d’un « accord final » entre les deux pays, et alors que l'Union européenne peine à reprendre la main sur les négociations. 

En Serbie même, Aleksandar Vučić règne désormais en maître, suite aux élections législatives du 21 juin, remportées haut la main par son Parti progressiste serbe (SNS), en raison du boycott du scrutin par les partis d'opposition. Le participation n'aurait pas dimanche dernier dépassé 50% des inscrits, ce qui n'a pas empêché le président en exercice de revendiquer « une victoire historique ». L'opposition n'a de son côté plus aucun moyen de peser sur le pouvoir. 

Au niveau sanitaire, l'épidémie de Covid-19 semble reprendre de la vigueur dans les Balkans. Tous les pays de la région avaient dans un premier temps accéléré leur déconfinement, avant de prendre de nouvelles mesures restrictives. En Serbie, les chiffres réels des morts et des contaminations seraient même bien plus importants que ceux annoncé par les autorités. La Croatie a quant elle imposée une période de 15 jours d'isolement aux ressortissants bosniens et serbes souhaitant se rendre sur son territoire, alors même que la saison touristique s'annonce déjà désastreuse. En Allemagne, plusieurs centaines de travailleurs bulgares et roumains ont été infectés dans l'un des plus grands abattoirs de viande du pays. 

Longtemps ignorés, les problèmes environnementaux commencent à mobiliser en Europe du Sud-Est. En Bosnie-Herzégovine, le Parlement de Fédération vient d'interdire la construction de mini-centrales hydroélectriques sur le territoire de l’entité et de procéder à la révision des autorisations déjà accordées. Au Monténégro au contraire, les militants écologistes dénoncent depuis longtemps le pillage systématique par l'État des ressources naturelles du pays. En Roumanie, l’eau distribuée par le réseau public serait impropre à la consommation dans les deux tiers des communes rurales.

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