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Reportage

Présidentielle en Pologne: le pays va-t-il poursuivre son virage conservateur?

A Varsovie, en Pologne, le 26 juin 2020, avant la présidentielle de dimanche.
A Varsovie, en Pologne, le 26 juin 2020, avant la présidentielle de dimanche. Agencja Gazeta/Adam Stepien via REUTERS

La Pologne va-t-elle poursuivre son virage conservateur ? C’est l’enjeu de l’élection présidentielle qui se tient ce dimanche. Selon tous les sondages, on s’achemine vers un deuxième tour, dans 15 jours, entre le président sortant, l’ultra-conservateur Andrzej Duda, soutenu par le parti au pouvoir, et le maire libéral de Varsovie, Rafal Trzaskowski. En Pologne, le président de la République a relativement peu de pouvoirs. Mais il peut mettre son veto à toutes les lois votées au Parlement. Si un candidat d’opposition est élu, une situation de blocage arrivera certainement. Alors, des deux côtés de l’échiquier politique, les votants ont bien compris l’importance de cette élection. On prédit une participation record.

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De notre correspondant à Varsovie,

Au moins 70% des électeurs comptent se rendre aux urnes selon des sondages.
Battant ainsi un record établi il y a 25 ans. Krzysztof Jurek votera pour le président Duda afin de préserver, dit-il, une Pologne traditionnelle : « Notre président est pro-catholique, et moi je suis croyant, catholique. Il nous protège des structures, des personnes qui vont selon moi nuire à notre nation polonaise. Comme les LGBT qui menacent nos enfants dans les écoles. »

Une théorie répétée par Andrzej Duda et ses partisans. Leur adversaire, Rafal Trzaskowski, a signé à Varsovie une charte proposant des cours d’éducation sexuelle, où toutes les orientations seraient abordées.

Les ultra-conservateurs dénoncent une « perversion des enfants par une idéologie LGBT ». Barbara Milan veut sanctionner le président pour ses mots : « Il a parlé d’idéologie LGBT comme s’il ne s’agissait pas de personnes. Cet homme a un doctorat, il ne peut pas s’adresser aux gens en disant cela. Donc je vais voter pour le moindre mal, c’est à dire pour Trzaskowski. Les Polonais doivent se réveiller, voir qu’ils sont trompés. Qu’on s’achemine vers un système comme en Hongrie. »

L’opposition s’inquiète d’une dérive autoritaire. Andrzej Duda et son parti contrôlent les médias publics, reprennent en main la justice. Si Rafal Trzaskowski est élu, il pourrait apposer son veto aux lois, et mettre fin à la monopolisation du pouvoir.

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