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Présidentielle en Pologne: le président sortant affrontera le candidat libéral au 2nd tour

Le président polonais et candidat à la présidence, du parti Droit et justice (PiS), Andrzej Duda, après l'annonce des résultats du scrutin ce dimanche 28 juin, à Varsovie.
Le président polonais et candidat à la présidence, du parti Droit et justice (PiS), Andrzej Duda, après l'annonce des résultats du scrutin ce dimanche 28 juin, à Varsovie. REUTERS/Kacper Pempel
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Pologne, c’est un second tour sans surprise, dans deux semaines, qui verra l’affrontement entre le président sortant Andrzej Duda et le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski. Le chef de l’État devance au premier tour de la présidentielle son rival de plus de 10 points, selon les premières estimations sorties des urnes.

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Andrzej Duda a obtenu le soutien de 41,8% de Polonais alors que le maire de Varsovie a été appuyé par 30,4% des électeurs, selon un sondage réalisé par l'institut IPSOS et publié par les grandes chaînes polonaises de télévision, après la fermeture des bureaux de vote.

Le président sortant s'est félicité de son résultat. « Je remporte ce 1er tour grâce à vos voix de façon absolument incontestable. L'avance est énorme et je vous en suis reconnaissant », a-t-il déclaré lors de sa soirée électorale à Lowicz dans le centre de la Pologne.

« La campagne se poursuivra, nous menons une discussion très importante sur la Pologne, nous posons la question de la Pologne de l'avenir », a dit le président sortant avant de féliciter Rafal Trzaskowski.

Pour Rafal Trzaskowski la tâche sera difficile

La tâche sera difficile pour le candidat de la Plate-forme civique. À l’annonce des premières estimations, les applaudissements sont fournis, mais pas d’explosion de joie non plus du côté des partisans du maire de Varsovie, rapporte notre correspondant sur place, Thomas Giraudeau.

Avec un peu plus de 30 % des suffrages, il doit absolument rassembler toute l’opposition pour espérer battre Andrzej Duda. Rafal Trzaskowski a donc lancé des appels dès ce dimanche soir. À la tribune, il a souligné les qualités de chacun des candidats qui ont terminé derrière lui.

D’abord l’indépendant Szymon Holownia, arrivé troisième avec plus de 13 % des voix. C’est grâce à sa présence que la participation à ce premier tour a enregistré un record selon le maire de Varsovie.

Ensuite le candidat du parti paysan et celui de la gauche. Rafal Trzaskowski a assuré qu’il défendrait les minorités, notamment les LGBT, attaqués par le pouvoir ces dernières semaines.

Puis, il s’est adressé aux électeurs d’extrême droite, en déclarant qu’il a beaucoup de points communs avec leur candidat, arrivé quatrième avec un peu plus de 7 % des voix.

Selon lui, l’enjeu du second tour n’est pas un choix entre Andrzej Duda et lui, mais  « un choix entre la Pologne ouverte (...) et ceux qui cherchent tout le temps des conflits ». « Je serai le candidat du changement », a promis Rafal Trzaskowski, dont le mot d'ordre est « On en a assez ».

En faisant campagne sous ce mot d'ordre, Rafal Trzaskowski a promis de réparer les liens avec Bruxelles. Depuis leur prise de pouvoir en 2015, Duda et le PiS ont bouleversé la politique polonaise en attisant des tensions avec l'UE.

La campagne électorale a été dominée par des préoccupations concernant l'état de la démocratie et les questions sociales, alors que la Pologne fait face à sa première récession depuis la fin du communisme.

Le scepticisme des partisans du maire

La marche est encore très haute pour Miroslaw Jurek, un père de famille et sympathisant de l'outsider. « Pour l’emporter, il lui faudra convaincre les jeunes, et aussi dans les campagnes. Celles-ci ont voté pour le parti paysan, plus conservateur, ou pour le président Duda. Mais s’il arrive à attirer une petite partie de cet électorat, ça peut être suffisant », estime-t-il.

Il faut aussi aller chercher les abstentionnistes et les quelque 30% d’électeurs orphelins de leur candidat au second tour. Émilia Paczka, une quadragénaire, est sceptique. « Honnêtement, j’ai des doutes sur ses capacités à l’emporter. Il doit convaincre ceux qui ont voté pour les autres candidats d’opposition. Mais justement, ils n’ont pas soutenu Trzaskowski pour sortir de l’opposition binaire entre la P.O. et le PiS. »

Les Polonais se sont déplacés en masse aux bureaux de vote et le taux de participation était de 62,90%, selon le sondage à la sortie des urnes.

► À lire aussi : Présidentielle en Pologne: la participation s’annonce très élevée

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