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Merkel veut laisser une trace avec la présidence allemande de l'Union européenne

La chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron, le 29 juin 2020 près de Berlin.
La chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron, le 29 juin 2020 près de Berlin. Hayoung JEON / POOL / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 min

L'Allemagne a entamé ce mercredi 1er juillet sa présidence de l'Union européenne face à des défis historiques, comme l'impact du coronavirus, avec l'espoir pour Angela Merkel de parachever son entrée au Panthéon européen.

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C’est un vrai retournement de situation pour Berlin. Pendant la crise financière, l'Allemagne était devenue le père fouettard, voire le fossoyeur de l'Europe. Mais aujourd'hui, nombreux à Bruxelles et dans les capitales européennes vivent la présidence allemande qui commence comme un soulagement, note Anissa El Jabri, du service international de RFI.

La chancelière et son équipe préparaient depuis des mois cette échéance, la première pour Berlin depuis 2007 et une des ultimes occasions pour la dirigeante allemande de briller sur la scène internationale avant sa retraite politique programmée fin 2021. Réorganisation du budget de l’Union après le Brexit, grand pacte écologique, redéfinition de la politique migratoire européenne ou encore  plan pour préparer l’Europe à la numérisation... Les chantiers ne manquaient pas durant ces six mois de présidence. Mais le coronavirus a balayé tous les scénarios.

Méthode Merkel

La chancelière a prévenu fin mai : « La pandémie de coronavirus a bouleversé notre monde, tout comme les plans de la présidence allemande ». Angela Merkel commence donc d’abord par répondre à l’urgence et l’arrivée d’une dirigeante d’expérience aux manettes est très attendue.

Sur la table de cette présidence aux priorités bouleversées, le plan de relance à l’épreuve de la méthode Merkel. Pas question pour la chancelière de pointer du doigt les quatre pays dits frugaux qui bloquent. Ce week-end, la chancelière l'a rappelé dans une interview : « Je n’aime pas qu’on parle des États du Nord, des États du Sud et des Européens de l’Est. J’attends de chacun de nous qu’il se mette à la place de l’autre. »

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Le moment de vérité pour le Brexit

D'entrée, le plan de relance est le dossier le plus compliqué à régler avec le budget européen. Dossier à régler le plus vite possible, espèrent Paris et Berlin, car la rentrée sera elle aussi jalonnée de sujets empoisonnés. À commencer par le Brexit : le Royaume-Uni et l'UE pourront-ils bâtir une nouvelle relation commerciale ? Un sujet qu’a évoqué Angela Merkel aujourd’hui devant le Parlement allemand. « Les progrès dans les négociations sont plus que modestes. Nous avons convenu avec Londres d’accélérer ce processus pour parvenir à un accord cet automne. Je continuerai à m’engager pour une solution positive. Mais nous devrions être prêts si un accord n’était pas trouvé », a-t-elle prévenu. Faute de compromis d’ici le 31 décembre, les seules règles de l’organisation mondiale du commerce avec des droits de douanes élevés et des contrôles stricts aux frontières s’appliqueront aux relations commerciales entre ces partenaires.

Au menu également, les relations avec la Chine. Le sommet prévu en septembre est annulé, mais Berlin espère encore pouvoir trouver une date d ici la fin de l’année. Quant aux autres dossiers en souffrance, comme la migration, ils risquent d’être encore repoussés.

(et avec AFP)

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