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Revue de presse des Balkans

À la Une: l'épidémie de coronavirus hors de contrôle en Serbie?

Le personnel médical accueille un malade du Covid-19 à la Clinique des maladies infectieuses et tropicales de Belgrade, le 24 juin 2020
Le personnel médical accueille un malade du Covid-19 à la Clinique des maladies infectieuses et tropicales de Belgrade, le 24 juin 2020 Oliver BUNIC / AFP

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Des hôpitaux débordés, des patients de plus en plus nombreux et dans un état de plus en plus sévère, des tests impossibles, des autorités qui mentent, manipulent les chiffres et tentent de faire porter la responsabilité de la catastrophe sanitaire aux citoyens... En Serbie, l’épidémie semble désormais hors de contrôle.

L'épidémie explose particulièrement dans le sud du pays, laissé à lui-même par les autorités centrales. À Novi Pazar, où affluent les malades de la région, il y a des patients jusqu’à dans les couloirs de l’hôpital. Le 30 juin, alors que la Première ministre Ana Brnabić et le ministre de la Santé Zlatibor Lončar étaient en visite à Novi Pazar, le personnel médical les a accueillis en leur tournant le dos.

Cette situation sanitaire n'a pas empêché les autorités d'organiser un nouveau tour d'élections législatives, après les fraudes massives constatées le 21 juin. Plus de 200 000 électeurs serbes sont retournés aux urnes mercredi 1er juillet, dans 234 sections, un véritable piège à contagion.

Le coronavirus a même atteint le sommet de l'État : le ministre de la Défense, Aleksandar Vulin, la présidente du Parlement, Maja Gojković, le secrétaire du corps de coordination pour le Kosovo et Metohija, Marko Đurić, ainsi que le président de la Chambre de commerce de Serbie, Marko Čadež, ont été confirmés positifs quelques jours après la fête de victoire électorale du SNS d’Aleksandar Vučić. Le président lui-même y était et, dès le lendemain, il rencontrait l’émissaire européen Miroslav Lajčák, avant de se rendre à Moscou et à Bruxelles.

Pourtant, c'est sur les étudiants qu'Aleksandar Vučić fait peser la responsabilité de la résurgence de l'épidémie. Il a ainsi annoncé jeudi soir la fermeture des résidences universitaires, soupçonnées d’être des clusters de Covid-19. Aussitôt, des centaines d’étudiants de Belgrade sont descendus dans la rue, refusant d’être les boucs-émissaires de la gestion catastrophique et mensongère de la crise sanitaire par les autorités. L'état d'urgence vient d'être déclaré dans la capitale, où se concentreraient, selon les autorités, plus de 80% des cas d'infections.

Élections législatives en Croatie: les sociaux-démocrates peuvent-ils l’emporter?

Les législatives du 5 juillet promettent d’être serrées entre la droite (HDZ), actuellement au pouvoir, et la coalition Restart, menée par les sociaux-démocrates du SDP. Alors qu’aucune majorité ne se dessine, les nationalistes du Bloc pour la Croatie risquent de se retrouver en position de faiseurs de roi.

Face aux deux mastodontes, le HDZ et du SDP qui dominent la vie politique croate depuis l'indépendance en 1991, de nouvelles formations tentent de faire entendre une autre voix. Možemo, plateforme rouge-verte, fait campagne pour une Croatie écologiste et solidaire.

La campagne électorale a été émaillée d’une polémique autour du droit à l’avortement pour les femmes victimes de viol. En réponse aux propos des ultra-conservateurs, plusieurs personnalités croates, dont l’ancienne présidente Kolinda Grabar Kitarović, ont opposé un véritable doigt d’honneur à tous ceux qui prétendent qu’une femme violée ne devrait pas interrompre sa grossesse.

Pendant ce temps-là, le Premier ministre croate Andrej Plenković fait campagne en étant peut-être porteur du coronavirus : il a été en contact direct, lors de l’Adria Tour, avec Novak Đoković et Goran Ivanišević, tous deux testés positifs. Malgré ce risque, le chef de file du HDZ a refusé de se mettre en auto-confinement.

Dans la Slovénie voisine, où les manifestations durent depuis plus de deux mois contre la dérive autoritaire et corrompue du Premier ministre, c'est un coup dur qui a été porté cette semaine contre le gouvernement. La police a mené une vaste opération, mardi 30 juin, dans une affaire de marché truqué concernant l’achat de matériel médical pendant le confinement. Le ministre de l’Économie a été interpellé et son collègue de l’Intérieur a démissionné.

Accusé de crimes de guerre, le président kosovar va-t-il démissionner ?

Seulement si l’acte d’accusation des Chambres spécialisées de la Haye pour « crimes de guerre et crimes contre l'humanité » était confirmé. C'est ce que le président kosovar a annoncé dans son allocution (enregistrée) à la nation, lundi 29 juin. Cela faisait six jours que le Kosovo attendait qu’il sorte de sa réserve. Il a critiqué le timing de son inculpation et défendu la « guerre juste » de l’UÇK.

Après cette mise en accusation de Hashim Thaçi, la « cowboy diplomacy » de Donald Trump et Richard Grenell semble avoir du plomb dans l’aile. Mais l’UE peut-elle reprendre la main et relancer un processus politique, au moment où l’Allemagne prend la présidence du Conseil européen ? Le diplomate autrichien Wolfgang Petritsch, fin connaisseur de la région, analyse la situation.

LGBT+

Le Monténégro légalise le partenariat civil pour les couples de même sexe. C’est une première dans les Balkans occidentaux. Le Parlement monténégrin a adopté la loi mercredi 1er juillet. Un pas en avant pour les LGBT+ qui s’inscrit dans le processus d’intégration à l’Union européenne.

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