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Meurtre de Jamal Khashoggi: le témoignage de la fiancée du journaliste au premier jour du procès

Hatice Cengiz, la fiancée de Jamal Khashoggi, répond aux journalistes à Istanbul, le 3 juillet 2020.
Hatice Cengiz, la fiancée de Jamal Khashoggi, répond aux journalistes à Istanbul, le 3 juillet 2020. REUTERS/Murad Sezer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le procès des meurtriers présumés de Jamal Khashoggi s’est ouvert, ce vendredi 3 juillet, devant une cour d’assises turque. Le journaliste saoudien avait été assassiné début octobre 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul. L'affaire avait provoqué un scandale international et une crise diplomatique entre Ankara et Riyad. Le procès se tient en l’absence des 20 accusés saoudiens.

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De notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

C’est avec le récit de Hatice Cengiz, fiancée de Jamal Khashoggi et unique plaignante, que s’est ouvert le procès des meurtriers présumés du journaliste saoudien.

La jeune femme est la dernière personne à avoir vu Jamal Khashoggi vivant, avant son entrée dans le consulat d’Arabie saoudite, le 2 octobre 2018. À la sortie de l’audience, elle paraissait à la fois émue et confiante : « Ce qui s’est passé reste pour moi une épreuve à la fois morale et psychologique. Mais j’ai confiance en la justice turque. Notre lutte pour la justice se poursuivra non seulement en Turquie, mais aussi partout dans le monde ».

Cette première audience aura permis au tribunal d’entendre une partie des 54 témoins de cette affaire. Le banc des accusés, lui, est resté vide. L’Arabie saoudite, où un procès à huis clos s’est conclu en décembre, a refusé d’extrader ses 20 ressortissants accusés par la Turquie d’avoir planifié ou commis le meurtre.

Agnès Callamard, rapporteure des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, assistait à l’audience : « Le procès saoudien n’était qu’une parodie de justice. Ici, nous avons un espace où les victimes sont entendues, où les témoins parlent sous serment. C’est important pour la vérité, car d’autres informations vont émerger. Oui, le procès en Turquie a de nombreuses limites, mais c’est ce que nous pouvons avoir de mieux pour l’instant ».

La prochaine audience du procès est fixée au 24 novembre.

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