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Les 180 rescapés de l’«Ocean Viking» bientôt transbordés vers un navire italien

Après une semaine d'attente en mer, les personnes secourus sur le pont de l'«Ocean Viking» rencontrent un médecin italien, le 4 juillet 2020
Après une semaine d'attente en mer, les personnes secourus sur le pont de l'«Ocean Viking» rencontrent un médecin italien, le 4 juillet 2020 AFP Photo/Shahzad Abdul
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après une semaine d’attente pour obtenir une réponse de Malte ou de l’Italie pour débarquer des migrants secourus en Méditerranée, l’Ocean Viking a obtenu le feu vert de Rome pour transborder les rescapés sur un navire italien de quarantaine, ancré à Porto Empedocle en Sicile.

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Une équipe médicale doit procéder tout la journée de dimanche à des tests de dépistage du coronavirus sur les 180 migrants, dont 25 mineurs, à bord de l’Ocean Viking affrété par l’ONG SOS Méditerranée. Ces derniers d’origine nord-africaine, pakistanaise, érythréenne et nigériane ont été secourus au large de la Libye entre le 25 et le 30 juin.

Ce n'est que ce lundi 6 juillet qu’ils seront transbordés sur le navire italien Moby Zaza mis à disposition pour l’isolement durant quatorze jours. Ce navire, en rade de Porto Empedocle, dans la province d’Agrigente en Sicile, a été précédemment utilisé pour les 200 migrants récupérés par le Sea-Watch.

Détresse psychologique

Voilà donc la solution trouvée, tardivement, par le ministère de l’Intérieur italien. En effet, depuis plusieurs jours la situation était tendue à bord de l’Ocean Viking. Au point de le pousser à se déclarer en état d’urgence, après des menaces physiques envers l’équipage et six tentatives de suicide.

Le retour des ONG en mer ne manque pas de soulever des polémiques en Italie. En témoigne ce titre du quotidien de droite Il Giornale : « L’arrivée des clandestins avec le virus, un drame pour l’Italie. »

Il y a un total manque de solidarité européenne (...) Pendant la pandémie on a beaucoup parlé de sauver des vies à terre, mais sauver des vies en mer, ça ne doit pas s'arrêter...

François Thomas, président de SOS Méditerranée.

►À lire aussi : Italie : les migrants en détresse psychologique à bord de l’Ocean Viking

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