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En Russie, une journaliste condamnée pour «justification du terrorisme»

La journaliste Svetlana Prokopieva a été jugée coupable de «justifier le terrorisme» aux yeux de la justice russe.
La journaliste Svetlana Prokopieva a été jugée coupable de «justifier le terrorisme» aux yeux de la justice russe. Olga MALTSEVA / AFP
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Elle échappe à la prison, mais écope d’une lourde amende. Svetlana Prokopieva, la journaliste russe accusée pour une simple chronique radio, a été reconnue coupable ce lundi 6 juillet par le tribunal chargé de l’affaire. Plusieurs ONG de défense des droits de l’homme dénoncent une affaire destinée à intimider les journalistes en Russie.

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De notre correspondant à Moscou,

À l’origine de toute l’affaire, une chronique radio consacrée à un attentat perpétré par un jeune militant anarchiste en 2018. Dans son texte, lu à l’antenne locale de la radio Echos de Moscou, la journaliste de 40 ans faisait le lien entre cet attentat, le climat politique instauré en Russie par Vladimir Poutine et l’impunité des forces de sécurité.

De quoi « justifier le terrorisme » aux yeux de la justice russe, qui a reconnu la culpabilité de Svetlana Prokopieva mais s’est refusée à la condamner à une peine de prison, lui infligeant une amende de 500 000 roubles (environ 6 000 euros), une somme très importante en Russie.

Elle peut continuer à exercer son métier

Svetlana Prokopieva restera libre, et pourra même continuer à exercer son métier – alors que l’accusation voulait lui en retirer le droit pour plusieurs années. Soulagées de voir la journaliste échapper au pire, plusieurs ONG de défense des droits de l’homme ont toutefois exprimé leur inquiétude face à un verdict destiné, selon l’organisation Memorial, à « intimider les journalistes en Russie ».

La journaliste est ressortie du tribunal avec le sourire, et un bouquet de fleurs à la main, mais elle a fait part de son intention de faire appel du jugement. « Je n’ai pas peur de critiquer le gouvernement, et de dire aux forces de sécurités qu’elles ont tort, déclarait-elle le 3 juin dernier devant le tribunal, alors que l’accusation réclamait une lourde de peine de prison à son encontre. Je n’en ai pas peur car je sais à quel point cela sera vraiment horrible si je me tais, et si tout le monde se tait. »

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