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Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong: l'Allemagne joue la prudence

Lors de son discours au Parlement européen le 8 juillet, Angela Merkel n’a eu que des mots très vagues sur Hong Kong.
Lors de son discours au Parlement européen le 8 juillet, Angela Merkel n’a eu que des mots très vagues sur Hong Kong. REUTERS/Yves Herman
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alors que l’Europe est restée très mesurée après l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, Berlin a « invité » ce vendredi l’ambassadeur chinois à un entretien au ministère des Affaires étrangères.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Depuis plusieurs semaines, Angela Merkel se voit reprocher sa réserve sur le dossier hong-kongais. Lors de son discours au Parlement européen mercredi, la chancelière n’a eu que des mots très vagues sur Hong Kong, où vient d'entrer en vigueur la loi sur la sécurité nationale qui doit permettre à Pékin de réprimer le mouvement de contestation né l’an dernier.

Angela Merkel reste fidèle à sa ligne privilégiant le dialogue et estimant qu’à long terme le développement des relations économiques rapprochera la Chine du monde occidental. La réception du Dalaï Lama à la chancellerie en 2007 appartient à l’histoire.

Les sociaux-démocrates, au sein de la grande coalition, se montrent plus critiques. Le ministre des Affaires étrangères avait rencontré l’an dernier le jeune opposant hong-kongais Joshua Wong à Berlin, provoquant le courroux de Pékin. Peu après l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale, le ministère a averti ses concitoyens des risques qu’ils encouraient à Hong Kong par des déclarations anti-chinoises. L’article 38 de la loi constitue une menace pour les ressortissants étrangers.

Invité ce vendredi au ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur chinois en Allemagne s’est vu rappeler la « préoccupation » que la nouvelle loi ne remette en cause l’autonomie de Hong Kong et les libertés fondamentales. Cette invitation ne plaira pas à Pékin, mais elle reste une démarche prudente. Hormis ses intérêts économique, l’Allemagne qui vient de prendre la présidence de l’UE ne veut sans doute pas être trop ferme pour éviter de diviser les Vingt-Sept.

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