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Russie: manifestation de soutien au gouverneur arrêté pour meurtres

Les partisans de Sergeï Fourgal revendiquent jusqu'à 35000 participants à la manifestations en soutien au gouverneur accusé de meurtre qu'ils ont organisé le 11 juillet 2020.
Les partisans de Sergeï Fourgal revendiquent jusqu'à 35000 participants à la manifestations en soutien au gouverneur accusé de meurtre qu'ils ont organisé le 11 juillet 2020. AP Photo/Igor Volkov
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi Khabarovsk, dans l'Extême-Orient russe, en soutien au gouverneur de la région Sergueï Fourgal, arrêté cette semaine. Il est accusé d’être impliqué dans plusieurs meurtres remontant à une quinzaine d’années. Mais au-delà du parti auquel il appartient, cette arrestation est perçue comme une affaire à caractère politique.

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Avec notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche

Les partisans de Sergueï Fourgal revendiquent 35 000 participants. La presse locale rapporte des estimations plus modestes mais parle bien d’une mobilisation sans précédent à Khabarovsk. Au point de susciter l’intérêt des médias nationaux. Il faut dire que les Russes manifestent peu, encore moins pour apporter leur soutien à un homme politique et que ce type de mouvement de protestation est très inhabituel dans la région.

Sergueï Fourgal est soupçonné d’avoir commandité trois meurtres il y a une quinzaine d’années, à l’époque où il faisait des affaires en Extrême-Orient. Mais pour ces manifestants, cette affaire vise à évincer une figure non affiliée au Kremlin.

Sergueï Fourgal a été député à la Douma d’État pendant 11 ans. Que la justice s’intéresse à lui désormais gouverneur témoignerait selon ses partisans d’une manœuvre politique. Cet homme de 50 ans n’est pas une personnalité d’opposition. Son parti, le nationaliste LDPR, est habituellement peu contrariant à l’égard du pouvoir. Mais son élection triomphale en 2018 a révélé l’impopularité de Russie Unie dans la région.

Un an plus tard, le parti fidèle à Vladimir Poutine subissait une véritable humiliation en perdant l’intégralité de ses sièges au parlement régional. La forte mobilisation de ce samedi 11 juillet exprimait aussi une défiance à l’égard d’un pouvoir central omnipotent accusé d’ingérence dans la politique régionale.

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