Accéder au contenu principal

Présidentielle en Pologne: un second tour serré s'annonce

Le second tour de la présidentielle en Pologne oppose ce dimanche 12 juillet 2020 le sortant Andrzej Duda, soutenu par les conservateurs au pouvoir, et le centriste Rafal Trzaskowski, maire de Varsovie.
Le second tour de la présidentielle en Pologne oppose ce dimanche 12 juillet 2020 le sortant Andrzej Duda, soutenu par les conservateurs au pouvoir, et le centriste Rafal Trzaskowski, maire de Varsovie. JANEK SKARZYNSKI / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les Polonais votent ce dimanche 12 juillet pour élire leur président au second tour d'un scrutin marqué par le duel entre deux hommes : d'un côté, le sortant Andrzej Duda, soutenu par les conservateurs au pouvoir, et de l'autre, Rafal Trzaskowski, maire libéral de Varsovie et candidat du parti centriste. Au coude à coude dans les sondage, les deux candidats incarnent une vision très différente de leur pays.

Publicité

Avec notre envoyée spéciale à Varsovie, Anastasia Becchio

C'est un duel entre deux visions de la Pologne : la conservatrice et nationaliste, attachée aux valeurs traditionnelles, et la libérale, incarnée par le maire de Varsovie, qui entend renouer les liens distendus avec Bruxelles.

Dans la capitale, comme dans la plupart des grandes villes, Rafal Trzaskowski s’était imposé au premier tour. Mais dans le reste du pays, c’est le chef de l’Etat sortant qui a remporté le plus de suffrages.

Juste en face du bureau de vote n°26 en plein centre de la capitale, on affiche la couleur : un grand portrait de Rafal Trzaskowski a été accroché à un balcon. Une dizaine de personnes portant le masque fait la queue dans la cour du lycée, en maintenant la distance réglementaire.

« Honte de ce qui se passe »

Dans ce quartier de la classe moyenne, on croise plus facilement des électeurs du candidat libéral. C’est le cas de Magdalena qui dit avoir « honte de ce qui se passe dans mon pays, avec la mise au pas de la justice et des médias par le parti PiS ».

« Je ne pourrai pas supporter cinq années supplémentaires », renchérit Ianeck Grosh, la trentaine. S’il a voté pour le candidat de la gauche Robert Biedron, au premier tour, il a cette fois donné sa voix au maire de Varsovie, sans gaieté de cœur mais avec l’espoir d’apporter un contrepoids au monopole du parti au pouvoir.

Report des voix et coupe-file

Militants des deux camps et commentateurs politiques s’attendent à une longue nuit électorale tant l’issue de ce scrutin s’annonce serrée. Le duel pourrait se jouer à un cheveu.

Rafal Trzaskowski, arrivé deuxième, il y a deux semaines, avec près de 13 points d’écart avec le président sortant, espère profiter du report des voix de plusieurs candidats malheureux du premier tour. Il a particulièrement courtisé les électeurs de l’indépendant Szymon Holownia qui a recueilli près de 14 % des suffrages. Près d’un quart des jeunes, lassés du duopole PiS-Plateforme civique, ont voté pour lui. Le journaliste devenu homme politique n’a pas donné d’instruction à ses partisans, mais a annoncé, qu’à titre personnel, il voterait contre le PiS.

De son côté, Andrzej Duda espère recueillir des voix des électeurs du candidat d’extrême droite Krzysztof Bosak, crédité de 7 % au premier tour. Mais la politique de redistribution sociale menée par le PiS ne plait pas aux électeurs de ce parti qui prône le néolibéralisme radical. Le président sortant compte aussi sur le vote des personnes âgées qui ont hésité à se déplacer au premier tour. Plusieurs hauts dirigeants du PiS ont non seulement lancé des appels pour les encourager à aller voter, mais pour les inciter à se déplacer, les plus de 60 ans bénéficient aujourd’hui d’un coupe-file.

À lire aussi : Présidentielle en Pologne: rencontre avec les anti-Duda

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.