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Le président kosovar Hashim Thaçi entendu par la justice internationale

Le président du Kosovo Hashim Thaçi est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité par la justice internationale de La Haye.
Le président du Kosovo Hashim Thaçi est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité par la justice internationale de La Haye. REUTERS/Eva Plevier
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président en exercice et ancien chef de guerre du Kosovo Hashim Thaçi s'est présenté au bureau du procureur du tribunal de la Cour pénale internationale lundi. Même si son inculpation n'est pas encore formellement confirmée, la justice internationale lui reproche des crimes de guerre commis pendant le conflit avec la Serbie (1998-1999).

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Avec notre correspondant régional, Laurent Rouy

Entamé lundi 13 juillet, l'interrogatoire du président Thaçi à la cour spéciale de La Haye se poursuit ce mardi, sans que l'on sache précisément quels crimes lui sont reprochés. Les accusations portent en tout cas sur la période du conflit avec la Serbie entre 1998 et 1999.

Le président kosovar, qui a passé six heures dans le bureau du procureur lundi, s'est brièvement adressé à la presse pour rappeler qu'il s'est battu pour un Kosovo libre et indépendant. Il a aussi ajouté que les discussions du jour avaient surtout tourné autour de points techniques.

►À lire aussi : Qui est Hashim Thaci, président du Kosovo, ancien chef de l’UCK, accusé de crimes de guerre ?

En vertu de la procédure, un juge doit examiner ces accusations pour décider s'il convient de confirmer les charges et d'inculper Hashim Thaçi en bonne et due forme. Il le fera d'ici la fin de l'année. Le président kosovar a déclaré fin juin qu'il démissionnerait « immédiatement » si les accusations étaient confirmées par une inculpation.

Soutenu au Kosovo

Au Kosovo, de nombreuses personnalités, à l’image de l'ancien Premier ministre Ramush Haradinaj, ont apporté leur soutien au président. Un groupe de soutien d’une vingtaine de personnes était d’ailleurs présent pour l’accueillir à La Haye.  Mais dans l'opposition, on lui reproche de ne pas avoir démissionné avant de se rendre à la CPI.

Son inculpation conditionnelle était survenue alors qu'il devait négocier l'avenir politique du pays avec ses homologues serbe et américain, Aleksandar Vucic et Donald Trump. Les négociations ont été reprises depuis, mais avec l'Union européenne.

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