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Présidentielle en Pologne: la réélection d'Andrzej Duda peut-elle être invalidée?

Le chef de l'État polonais, Andrzej Duda, au soir de l'élection présidentielle, le 12 juillet 2020.
Le chef de l'État polonais, Andrzej Duda, au soir de l'élection présidentielle, le 12 juillet 2020. AP Photo/Czarek Sokolowski
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Pologne, le président sortant Andrzej Duda a été réélu pour 5 ans à la tête du pays. Avec 51,21% des suffrages, selon les premiers résultats officiels, il devance de moins de 500 000 voix son adversaire, le maire libéral de Varsovie, Rafal Trzaskowski, qui a reconnu sa défaite. Mais des juristes disent que l'élection pourrait être invalidée.

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Avec notre correspondant à Varsovie, Thomas Giraudeau

Et si le scrutin de la présidentielle polonaise était annulé par la Cour suprême ? Selon le constitutionnaliste à l’université de Varsovie, Marcin Matczak, les conditions sont réunies. D’abord, les Polonais de l’étranger n’ont pas tous pu voter, car le scrutin par correspondance était mal organisé. Et puis, la télévision publique a glorifié le président sortant. 

« Quand sur la TVP, le temps d’antenne accordé au président Duda est supérieur au temps d’antenne cumulé de tous les autres candidats, c’est un problème, un problème légal, explique Marcin Matczak. Dans la Constitution polonaise, il est écrit que l’élection doit être équitable. Si les candidats ne sont pas sur un pied d’égalité, alors cela peut être une base pour annuler l’élection. »

Le bureau des droits de l’homme de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), une organisation internationale, invitée pour surveiller le bon déroulement du scrutin, reste prudent, mais souligne aussi que la TVP a dépassé les bornes. « La télévision publique a couvert de manière partisane la campagne électorale. Elle a servi d’outil de campagne pour le président sortant. Le manque d’impartialité de cette télévision a empêché la tenue d’élections exemplaires », affirme Thomas Boserup, le chef de la mission spéciale de l'OSCE en Pologne.

Le problème est que si la Cour suprême est saisie, c’est une chambre spéciale créée par le parti au pouvoir qui invalidera ou non le scrutin. Et tous ses membres sont des juges fidèles au président Duda.

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