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Le Royaume-Uni détaille ses projets pour ses frontières post-Brexit

Le gouvernement conservateur de Boris Johnson a publié un document de 206 pages couvrant tous les aspects du commerce avec l'UE. (Image d'illustration)
Le gouvernement conservateur de Boris Johnson a publié un document de 206 pages couvrant tous les aspects du commerce avec l'UE. (Image d'illustration) REUTERS/Toby Melville
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le gouvernement britannique a détaillé, lundi 13 juillet, ses projets pour ses frontières après la sortie effective du pays de l'Union européenne à la fin de l'année, pour permettre aux entreprises et particuliers de se préparer, qu'un accord soit trouvé ou non avec l'UE.

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En même temps qu'une vaste campagne publicitaire intitulée « Nouveau départ pour le Royaume-Uni : allons-y », le gouvernement conservateur de Boris Johnson a publié un document de 206 pages couvrant tous les aspects du commerce avec l'Union européenne, de l'import-export de diamants bruts aux bouteilles pour les boissons.

Le document confirme l'approche graduelle de Londres en matière de contrôles aux frontières sur les biens importés en provenance de l'UE sur la première partie de l'année 2021. Les contrôles ne seront effectifs sur la totalité des biens qu'au mois de juillet 2021. « Le temps est venu pour notre nouveau départ, le temps pour nous d'embrasser un nouveau destin mondial », a déclaré le ministre d'État Michael Gove devant les députés à la Chambre des communes.

La campagne d'information à destination du public a commencé dès lundi matin à essaimer dans les médias britanniques. Il est désormais recommandé aux voyageurs de souscrire une assurance complète et de vérifier si des frais d'itinérance s'appliquent lors de leur voyage vers les pays européens. Il est conseillé aux propriétaires d'animaux de compagnie de les emmener chez le vétérinaire quatre mois avant la date prévue du départ.

Un système d’immigration à points

Le nouveau système d’immigration britannique entrera en vigueur à la fin de la période de transition le 1er janvier prochain, mettant définitivement un terme à la liberté de circulation des ressortissants de l’UE, rappelle notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix.

Il s’agira d’un système à points et ceux qui souhaiteront venir travailler au Royaume-Uni devront en totaliser 70 : les critères d’attribution de ces points incluront une offre d’emploi, un diplôme approprié, la maîtrise de l’anglais et un salaire de plus de 22 000 euros par an.

Un secteur de la santé dépendant de l’étranger

Néanmoins, comme les services de santé britanniques sont largement dépendants de personnels venus de l’étranger, notamment de l’UE, un système de visas accélérés est prévu pour les professionnels de la santé, à l’exception notable des soignants en maisons de retraite dont le salaire est inférieur au minimum désormais requis.

Le gouvernement dit vouloir inciter les employeurs de ce secteur à former et recruter plus de personnel britannique. Mais cette décision a été vivement critiquée par les syndicats, les partis d’opposition et les responsables de maisons de retraite : ils rappellent que le secteur a été le plus durement touché par la pandémie et estiment être les laissés-pour-compte d’un gouvernement pourtant prompt à louer le travail des soignants en maisons de retraite ces derniers mois.

(Avec AFP)

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