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Vague de manifestations contre la corruption en Bulgarie

Depuis la semaine dernière, plusieurs milliers de personnes manifestent quotidiennement, comme ici à Sofia, le 13 juillet 2020.
Depuis la semaine dernière, plusieurs milliers de personnes manifestent quotidiennement, comme ici à Sofia, le 13 juillet 2020. REUTERS/Stoyan Nenov
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis un raid du parquet dans les bureaux du président bulgare jeudi dernier et l'arrestation de deux conseillers présidentiels accusés de trafic d'influence, des manifestations se tiennent dans les grands centres urbains du pays.

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Avec notre correspondant à Sofia, Damian Vodénitcharov

« Chasser la mafia de l'exécutif et du parquet. » C'est l'appel lancé par le président Roumen Radev le week-end dernier.

Deux événements ont mis le feu aux poudres : une perquisition jeudi dans les bureaux de deux conseillers du président Roumen Radev, proche des socialistes et très critique à l'égard du gouvernement, puis la révélation d'avantages indus octroyés à un puissant et controversé soutien du Premier ministre, ancien chef du parti de la minorité turque (MDL).

Ras-le-bol

Des milliers de Bulgares demandent désormais la démission du Premier ministre Boïko Borissov, innamovible depuis une décennie, de son gouvernement et du procureur général Ivan Geshev. Certains manifestants disent ne plus supporter la corruption omniprésente. « J'en ai vraiment marre de cette corruption, du fait qu'on dévalise le pays, de cette vulgarité qui est partout. J'ai honte d'être Bulgare à cause de ce gouvernement », explique Yvan.

Ce que d'autres trouvent inquiétant, c'est que le pays peine à changer et que le niveau de vie ne s'améliore pas, offrant une perspective très sombre. « Le pays est en déclin à tous les niveaux depuis quinze ans. Que ce soit au plan de l'économie, de la moralité et de nos valeurs, de l'éducation, de la santé publique... Tout est en déclin », se désole Alexandra.

Les organisateurs des manifestations, eux, veulent pousser les participants à aller au-delà des rassemblements quotidiens. « Préparons-nous à la grève générale ! lance Nikolay Hadjigenov, organisateur. Et c'est quelque chose de très sérieux. Ça n'est jamais arrivé dans notre pays. Nous devons nous organiser, et chacun d'entre nous devra payer un prix. Ne pas aller au travail pendant deux jours par exemple. »

Lundi, des manifestations se sont tenues dans seize villes bulgares, mais pour l'instant, le gouvernement dit ne pas avoir l'intention de démissionner.

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