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Putsch manqué en Turquie: quatre années de procès et de purges

À l'extérieur de la prison de haute sécurité où sont jugés les présumés putschistes, des Turcs réclament des sanctions pour les militaires félons, le 1er août 2017.
À l'extérieur de la prison de haute sécurité où sont jugés les présumés putschistes, des Turcs réclament des sanctions pour les militaires félons, le 1er août 2017. ADEM ALTAN / AFP
Texte par : Anne Andlauer
1 mn

En Turquie, on commémore ce mercredi la tentative de putsch qui a endeuillé le pays il y a quatre ans, dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016. Depuis cette nuit, le pays du président Recep Tayyip Erdogan mène une traque impitoyable aux acteurs et aux partisans présumés du putsch, mais aussi bien au-delà, au prétexte de lutte contre le terrorisme. Bilan de quatre ans de procès et de purges.

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De notre correspondante à Istanbul,

Ces quatre dernières années, la justice turque a ouvert 289 procès en lien direct avec le putsch avorté. Presque tous ont débouché sur un premier verdict : la perpétuité pour plus de 2 500 personnes – en majorité des militaires – et diverses peines de prison pour 1 600 autres suspects.

Seules 14 procédures n’ont pas encore abouti à un jugement de première instance. Elles devraient se conclure d’ici la fin de l’année.

Le suspect numéro 1 de toutes ces affaires et cerveau désigné du coup d’État, le prédicateur Fethullah Gülen, continue, quant à lui, de séjourner aux États-Unis, malgré l’insistance d’Ankara à réclamer son extradition.

Les conséquences du15 juillet 2016 ne sont pas seulement judiciaires, elles sont aussi sociales. Les purges dans la fonction publique ont privé de travail plus de 133 000 Turcs, soupçonnés d’être des adeptes du prédicateur Gülen ou d’avoir eu des « liens » avec d’autres groupes terroristes, souvent sans aucune preuve : au chômage, privés de droits sociaux, de passeport, mis au ban de la société.

Un rapport de 1 500 pages publié cette semaine par la plate-forme « Justice pour les victimes » compare ces limogeages à une « mort civile » sans presque aucun recours. Seuls 12 000 fonctionnaires ont vu leur sanction annulée.

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