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Russie: l'opposition lance une pétition pour contester la réforme de la Constitution

De nombreux manifestants se sont rassemblés à Moscou, le 15 juillet 2020, pour protester contre la réforme constitutionnelle.
De nombreux manifestants se sont rassemblés à Moscou, le 15 juillet 2020, pour protester contre la réforme constitutionnelle. REUTERS/Tatyana Makeyeva
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En Russie, l’opposition continue de dénoncer le vote du 1er juillet et la réforme de la Constitution qui autorise Vladimir Poutine à briguer deux nouveaux mandats. Ce mercredi à Moscou et à Saint-Pétersbourg, des rassemblements ont eu lieu malgré l’interdiction des autorités. Et une pétition a été lancée pour contester, devant la justice russe, la réforme de la Constitution. Reportage.

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De notre correspondant à Moscou,

« Nous récoltons des signatures pour notre pétition contre la réforme de la Constitution et contre le maintien de Poutine au pouvoir, explique Elizaveta. Pour l’instant, j’ai une vingtaine de noms, mais regardez, les gens sont de plus en plus nombreux. »

Parmi les signataires, Andreï, un ancien militaire qui a voté « non » le 1er juillet. Pour lui, ce vote était une mascarade, il est donc parfaitement logique, à ses yeux, d’en contester le résultat, devant les tribunaux.

« J’ai signé contre cette réforme, car pour moi il s’agit tout simplement d’un coup d’État, dit-il. Ce vote, c’est une fraude à grande échelle. Ils ont fait voter tous les retraités en leur distribuant des cadeaux et le vote a été étalé sur une semaine exprès. À mon avis, la fraude représente 20% des voix. »

La file d’attente pour signer la pétition s’étend sur plusieurs centaines de mètres malgré la pluie et la présence massive des forces de police. En raison du coronavirus, la manifestation a été déclarée illégale par les autorités.

« Le coronavirus c’est un prétexte, lance Irina. Regardez, à Moscou, le confinement c’est fini, plus personne ne porte de masques. Mais pour interdire les manifestations, c’est très pratique. Vous savez j’ai 50 ans, et je sais qu’ils peuvent m’arrêter, mais je dois être ici. Pour mon pays, pour mes enfants et pour leur avenir. »

Dans la soirée, les médias russes faisaient état de plus d’une centaine d’arrestations parmi les manifestants.

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