Espagne: une cérémonie en grande pompe en hommage aux victimes du Covid-19

La cérémonie d'hommage aux victimes du Covid-19, au Palais royal de Madrid, le 16 juillet 2020.
La cérémonie d'hommage aux victimes du Covid-19, au Palais royal de Madrid, le 16 juillet 2020. REUTERS/Sergio Perez

Jamais depuis le début de la démocratie espagnole, en 1977, l’État n’avait organisé de cérémonie civile non religieuse. Ce fut le cas ce jeudi 16 juillet, dans la cour de l’Armurerie du Palais Royal à Madrid, en hommage aux 28 400 victimes de la pandémie de Covid-19 et en présence de 400 invités de marque.

Publicité

De notre correspondant à Madrid, 

L’ambiance est solennelle. Sur l’esplanade du Palais royal, se succèdent les discours du roi Felipe VI, et aussi d’un volontaire de la Croix-Rouge qui a perdu un parent à cause du Coronavirus, ou d’une infirmière qui fut une héroïne dans ce combat contre la pandémie. On aperçoit aussi des représentants de l’Otan , de l’ONU ou de l’Organisation mondiale de la santé.

Le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez a en effet voulu faire les choses en grand, et organiser un grand événement symbolique, invitant aussi tous les présidents régionaux. Un événement de commémoration de tous ceux qui ont perdu leur vie, dans les maisons de retraite, dans les unités de soins intensifs, ou ailleurs.

« Un hommage à la santé publique »

Devant le Palais Royal, beaucoup se sont déplacés pour assister à cette cérémonie civile tout à fait insolite puisque c’est la première depuis 40 ans et l’avènement de la démocratie. Certains portent le drapeau espagnol, fiers d’appartenir à leur nation.

« Trop de gens sont morts sans que leurs parents n’aient pu rien faire ni les voir avant. Tant de gens ont été enterrés à la va-vite, parfois n’importe comment, personne ne leur a dit “Adieu”. Je crois que c’est aussi un hommage à la santé publique et aux services essentiels de l’État », dit Julio, boulanger à Carabanchel, dans la banlieue ouest de Madrid.

Tous ne sont pas aussi modérés et bienveillants que Julio. Certains, issus de l’extrême droite, se montrent agressifs contre le gouvernement socialiste de Sanchez, l’accusant d’avoir eu sa responsabilité dans l’hécatombe.

►À lire aussi: Espagne: la justice suspend le reconfinement de la zone de Lérida

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail