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Coronavirus: Londres rétablit la quatorzaine pour tous les voyageurs venant d'Espagne

Des passagers masqués arrivant dans un aéroport londonien, le 10 juillet 2020.
Des passagers masqués arrivant dans un aéroport londonien, le 10 juillet 2020. DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Royaume-Uni a décidé de réintroduire à partir du 25 juillet la quatorzaine pour les touristes en provenance d’Espagne. Une mesure prise à la suite d’un pic spectaculaire d’infections au Covid-19, en particulier dans la région nord de la Catalogne.

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De notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix.

La décision a été prise suite à un regain de l'épidémie de coronavirus en Espagne. Elle a provoqué la grogne des touristes britanniques affectés et les critiques du secteur touristique ainsi que des compagnies aériennes, touchées de plein fouet par les effets de la pandémie de Covid-19.

Selon les consignes britanniques, les touristes de retour d’Espagne devront s’isoler pendant 14 jours. Londres déconseille également tout voyage non essentiel en Espagne, à l'exception des Canaries et des Baléares. Mais les Britanniques devront tout de même se placer à l'isolement s'ils reviennent de l'un ou l'autre de ces archipels.

Quelque 100 000 touristes britanniques sont actuellement en vacances en Espagne et beaucoup d’entre eux n’ont pas caché leur colère face à la décision du gouvernement britannique. Ils reprochent aux autorités des mesures prises à la hâte et de façon indiscriminée alors qu’en dehors de la Catalogne, nombre de régions ainsi qu'îles espagnoles ne sont pas affectées par une résurgence des infections.

Craintes économiques

Certains craignent aussi d’être pénalisés par ces 14 jours de quarantaine par des employeurs peu compréhensifs dans un climat économique tendu. Quant au secteur touristique, agences de voyage et compagnies aériennes ont critiqué de concert des mesures disproportionnées qui sont un nouveau coup dur pour leur industrie en souffrance.

Mais le gouvernement de Boris Johnson, qui a été beaucoup critiqué pour avoir tardé à protéger le pays du coronavirus en début d’année, n’a pas voulu prendre de risque : le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, a défendu cette décision après l’annonce de plus de 900 nouveaux cas en Espagne vendredi 24 juillet et l’avertissement par les autorités espagnoles du risque d’une seconde vague grave de contaminations.

►À (ré)écouter: Édition spéciale – Coronavirus: le monde en alerte

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