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Migrants bloqués en mer: le Sénat italien lève l'immunité de Matteo Salvini

Matteo Salvini à la sortie du Sénat à Rome juste après la levée de son immunité parlementaire le 30 juillet 2020.
Matteo Salvini à la sortie du Sénat à Rome juste après la levée de son immunité parlementaire le 30 juillet 2020. Mauro Scrobogna/LaPresse via AP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Déjà renvoyé en justice pour avoir interdit le débarquement en Sicile de migrants secourus par un bateau des gardes-côtes italiens en juillet 2019, l’ancien ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue d’extrême droite, Matteo Salvini, sera aussi jugé pour séquestration de personnes dans le cadre de l’affaire de l’Open Arms. 

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Tous les partis qui soutiennent le gouvernement Conte, y compris la formation libérale de Matteo Renzi, Italia Viva, ont voté pour la levée de l’immunité parlementaire du sénateur et chef de la Ligue, premier parti du pays dans les intentions de vote.

En août 2019, alors ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini avait bloqué le navire Open Arms, battant pavillon espagnol, avec une centaine de migrants à bord, au large de Lampedusa pendant 19 jours. La levée de son immunité parlementaire va permettre à la justice italienne d'ouvrir un procès pour séquestration de personnes.

Jusqu'à 15 ans de prison

Matteo Salvini, qui portait une casquette de garde-côte au Sénat, a réagi en ces termes : « Je dois subir un procès et j’y serai en démontrant que j’ai défendu les frontières, la sécurité, l’honneur et la dignité de mon pays. Car il s’agit d’un navire espagnol qui a recueilli des migrants dans les eaux libyennes et maltaises et a refusé d’aller à Malte ou en Espagne pour passer des vacances à Lampedusa. Suis-je préoccupé ? Non ! »

En réalité, le leadership de Salvini au sein de l’opposition pourrait être remis en jeu. Il sera jugé pour séquestration de migrants et abus de pouvoir dans son ancienne fonction de ministre de l’Intérieur. Il encourt théoriquement une peine d’inégibilité de six à huit ans et jusqu'à quinze années de prison dans la mesure où des mineurs étaient présents à bord du navire humanitaire Open Arms.

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