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Revue de presse des Balkans

À la Une: la dérive autoritaire s’aggrave en Serbie

Le président Aleksandar Vucic s'adresse à la nation, après les manifestations à Belgrade, 8 juillet 2020.
Le président Aleksandar Vucic s'adresse à la nation, après les manifestations à Belgrade, 8 juillet 2020. REUTERS/Marko Djurica

Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

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Le président serbe Vučić suit de plus en plus le « modèle » de Viktor Orbán. La Serbie reprend la technique utilisée en Hongrie pour traquer les ONG et les médias indépendants, en ordonnant un contrôle de leurs comptes bancaires. Il s'agit, en théorie, de savoir s'ils se livrent au blanchiment d'argent ou sont liés au « financement du terrorisme ». Amnesty International et les organisations de défense de la presse s’inquiètent de cette dérive autoritaire. Il est vrai que le Premier ministre hongrois ne cesse d’étendre ses réseaux dans les Balkans.

En Serbie, les autorités ont aussi beaucoup menti sur l’épidémie de Covid-19, masquant des chiffres. Dans la région déshéritée du Sandjak, ce sont deux jeunes femmes qui ont choisi de se mobiliser contre l’incurie de l’Etat, quand l'hôpital de Novi Pazar croulait sous l'afflux de nouveaux patients, alors même que les autorités de Serbie prétendaient que tout allait bien dans cette région, la plus touchée par le rebond de l’épidémie.

Comme partout en Europe, avec l'épidémie de Covid-19, l'envie de se déplacer à vélo est forte en Croatie. Mais les infrastructures adaptées et les pistes cyclables manquent à Zagreb comme dans les autres grandes villes. Les autorités ne considèrent toujours pas le vélo comme un mode de déplacement, mais comme une pratique sportive ou récréative. Et comment se marier au temps du coronavirus ? Les mariages ont été identifiés comme un facteur déterminant dans l’expansion de l’épidémie, mais leur importance économique demeure incontournable. Comment fonctionne l’économie du mariage en Croatie ? Comment s’adapte-t-elle aux contraintes sanitaires ? Quels sont les enjeux économiques ? Le site Bilten a mené l’enquête.

Un nouveau scandale secoue la Bosnie-Herzégovine. Début juillet, des milliers de tonnes de déchets en provenance des hôpitaux du nord de l'Italie ont été illégalement importés à Drvar afin d'y être traités. Or, il n'existe aucune usine de recyclage dans cette petite ville du nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine. Les habitants sont inquiets pour leur santé.

L’importation et le recyclage des déchets alimentent de nombreuses filières criminelles, tout en bénéficiant bien souvent de subventions publiques au titre de la transition énergétique… Tel est le cas de la cimenterie de Volos, en Grèce centrale, qui importe des déchets qu'ells fait brûler comme « carburant alternatif », polluant l'air à grand renfort de subventions. Les citoyens se battent aussi pour la propriété publique de l'eau qui descend du Mont Pélion, et contre une administration locale autoritaire et méprisante. Dans tous les Balkans, on observe d’ailleurs de plus en plus de mobilisations pour l’environnement et notamment pour réclamer un air plus respirable.

La Serbie et le Kosovo ont repris le chemin du « dialogue », avec une nouvelle séance de discussions techniques, jeudi 30 juillet à Bruxelles. Mais une controverse secoue le Kosovo, dont le président, Hashim Thaçi, a été mis en accusation par les Chambres spécialisées pour les crimes de guerre de La Haye. En effet, le budget public 2020 prévoit plus de quatre millions d'euros pour financer la défense des inculpés devant comparaître devant ces Chambres spécialisées. Mais qui a droit à cette aide~? Selon quels critères est-elle attribuée~? L'opacité règne, les accusations de favoritisme politique fusent.

La Turquie est secouée par un nouveau féminicide. En août 2019, Emine Bulut était tuée en pleine rue par son ancien mari. Filmé depuis un téléphone portable, ce meurtre bouleversait le pays. Les féminicides restent pourtant très fréquents, comme le rappelle l’assassinat de Pınar Gültekin, ce mois de juillet. Pourtant, l’AKP envisage de quitter la Convention contre la violence envers les femmes et la violence domestique. Dans tous les Balkans, les violences contre les femmes restent tragiquement banales et peu réprimées.

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