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Biélorussie: l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa réfugiée en Lituanie

Capture d'écran d'une des vidéos de l'opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa diffusées sur les réseaux sociaux.
Capture d'écran d'une des vidéos de l'opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa diffusées sur les réseaux sociaux. Reuters
Texte par : RFI Suivre
8 mn

La candidate de l'opposition à la présidentielle en Biélorussie, Svetlana Tikhanovskaïa, qui conteste la réélection du président Alexandre Loukachenko, s'est réfugiée en Lituanie, a annoncé ce mardi 11 août le ministre lituanien des Affaires étrangères. Une décision de fuir le pays que la candidate a justifiée dans deux messages vidéos diffusés sur les réseaux sociaux. Mais selon son équipe de campagne, ces messages ont été enregistrés à la demande et sous la pression des autorités.

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Avec notre envoyé spécial à MinskDaniel Vallot

Les deux messages vidéos ont été diffusés sur les réseaux sociaux peu de temps après l’annonce de sa fuite à l’étranger. Dans les messages, Svetlana Tikhanovskaïa affirme ne plus avoir assez de force pour continuer à se battre, et demande à ses partisans de ne plus manifester.

Sans reconnaître explicitement la victoire d’Alexandre Loukachenko, elle ne dit pas un mot des fraudes électorales, et ne conteste pas sa défaite. D’après Maria Kolesnikova, co-listière de la candidate, et dernière représentante de l’opposition encore en liberté en Biélorussie, les deux messages ont été enregistrés lundi alors que Svetlana Tikhanovskaïa se trouvait au siège de la Commission électorale.

Selon Maria Kolesnikova la candidate aurait passé trois heures, seule dans une pièce, avec deux fonctionnaires de police. « Il est impossible de s’exprimer librement » dans ces conditions estime Maria Kolesnikova, et encore moins « lorsqu’on a des enfants et que son mari se trouve en prison ».

La dernière représentante de la troïka anti-Loukachenko ajoute qu’elle continue de soutenir Svetlana Tikhanovskaïa: « Tu es une héroine et tu as énormément fait pour le peuple biélorusse ».

►À lire aussi : Contestation en Biélorussie: l'inquiétude des proches de manifestants arrêtés


L’annonce de son arrivée a été faite par le ministre lituanien des Affaires étrangères par deux phrases très laconiques, Svetlana Tikhanovskaïa est en sécurité, elle est en Lituanie. Plus tard dans la journée, il a donné quelques explications, rapporte notre correspondante à Vilnius, Marielle Vitureau.

Svetlana Tikhanovskaïa a fait les 200 kilomètres qui séparent Minsk de Vilnius au petit matin. Comme le raconte Linas Linkevicius, le chef de la diplomatie lituanienne, la nuit a été éprouvante : « Elle a été détenue pendant près de sept heures. Elle a subi des pressions et n’avait pas d’autres choix que de quitter le pays. Les autorités biélorusses ne l’ont pas empêchée et ont même facilité son départ. » La candidate était déjà en possession d’un visa lituanien, ce qui a motivé son choix. Si la capitale lituanienne est depuis longtemps le refuge de l’opposition biélorusse, les initiatives se prennent aujourd’hui au niveau régional. Présidents et ministres des Affaires étrangères polonais, ukrainiens, lettons et estoniens ont publié plusieurs déclarations de soutien aux forces démocratiques en Biélorussie.

« C’est notre priorité aujourd’hui de ramener la Biélorussie au centre de nos intérêts, explique Linas Linkevicius. La situation sur place est très préoccupante. »

Pour cela, la Pologne et la Lituanie appellent à la tenue d’un conseil européen extraordinaire sur la Biélorussie.

Le rendez-vous de la rédaction : Bielorussie

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