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Turquie: l’état de santé de deux avocats incarcérés inquiète de plus en plus

Le palais de justice d'Istanbul, en Turquie (image d'illustration).
Le palais de justice d'Istanbul, en Turquie (image d'illustration). Ozan KOSE/AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Turquie, l’état de santé de deux avocats inquiète leurs confrères et les défenseurs des droits de l’homme. Incarcérés depuis presque trois ans, Ebru Timtik et Aytaç Ünsal ont entamé une grève de la faim il y a plusieurs mois. Leurs proches et leurs confrères les disent à bout de forces et réclament leur libération. Ils organisaient ce mardi une vidéo-conférence de presse.

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Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Ebru Timtik refuse de s’alimenter depuis 223 jours. Aytaç Ünsal, 192 jours. Condamnés respectivement à treize ans et demi, et dix ans et demi de prison pour « appartenance à une organisation terroriste » en mars 2019, ces deux avocats turcs dénoncent un procès à charge. Alors qu’un rapport d’experts a jugé leur état trop faible pour les maintenir en détention, la justice a ordonné, fin juillet, leur hospitalisation.

Özkan Yücel, président du barreau d’Izmir, s’alarme de leur état de santé : « Ils sont hospitalisés contre leur gré dans des conditions encore plus strictes que celles de la prison, dans une pièce sans aération appelée "cellule des condamnés". Ebru et Aytaç sont en train de mourir. Si rien n’est fait maintenant, les séquelles seront irréversibles. Leur vie est en jeu. »

A la première audience, en septembre 2018, la cour avait prononcé leur remise en liberté, avant de revenir sur sa décision, quelques heures plus tard, sur appel du parquet. Pour Mehmet Durakoglu, président du barreau d’Istanbul, ce procès est emblématique :  « Tout, dans l’attitude du tribunal, pointe vers une justice sous pression politique. Ce procès s’impose déjà comme un tournant dans l’histoire des avocats et de la justice en Turquie. Quand nous regarderons en arrière, nous y verrons un procès historique. »

Dans l’attente d’un verdict de la cour de cassation – leur dernier recours juridique – les deux avocats se sont tournés en début de semaine vers le conseil constitutionnel pour demander leur libération immédiate.

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