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Covid: résurgence en Espagne, l'Italie impose de nouvelles règles

Deux hommes masqués visitent le musée du Prado, à Madrid, en Espagne, le jour de la réouverture du célébre musée, le 6 juin.
Deux hommes masqués visitent le musée du Prado, à Madrid, en Espagne, le jour de la réouverture du célébre musée, le 6 juin. GABRIEL BOUYS / AFP
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Six semaines après avoir résisté au premier assaut de l’épidémie, l’Espagne se retrouve à nouveau dans une situation « critique », avec les pires chiffres de contagion d’Europe. Le nombre de cas de Covid-19 est reparti à la hausse depuis la mi-juillet. A savoir une moyenne de près de 5 000 nouveaux cas quotidiens la semaine dernière. C'est plus que la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie réunis, si bien que de plus en plus de pays prennent leurs précautions et classent l'Espagne comme un pays à risque.

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De l'aveu même des autorités espagnoles, le virus n'est pas sous contrôle. Après la Catalogne, la menace d'une seconde vague plane sur la région de l'Aragon, nouveau foyer de contaminations. Il y a comme un air de déjà-vu dans les hôpitaux de Saragosse notamment, qui connaissent un afflux de malades. Comme au plus fort de l'épidémie, l'armée a installé un hôpital de campagne de 400 m² sur le parking de l'hôpital universitaire de la ville.

Le président de la région, Javier Lamban, explique ce retour du Covid par un cocktail explosif entre « soirées de jeunes » et « saisonniers agricoles » qui circulent de région en région. D'après les autorités sanitaires, 70 % des personnes infectées en Espagne ont moins de 30 ans, asymptomatiques pour la plupart.

Et cette recrudescence des contaminations en Espagne inquiète les pays voisins.

L'Italie n’est pas à l’abri d’une deuxième vague

Les bulletins sanitaires indiquent, depuis ces derniers jours, un rebond des contagions et décès (+ 481 nouveaux cas et 10 morts annoncés le 12 août) dus, notamment, au retour de vacanciers ayant séjourné dans des lieux considérés à risque de propagation du coronavirus.  Certains présidents de région ont pris des mesures imposant des tests de dépistage, et/ou une quatorzaine à ces vacanciers. Mais pour éviter le chaos des ordonnances hétérogènes, Rome vient de décider d’en appliquer de nouvelles au niveau national, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.

En effet, en Italie depuis ces derniers jours il était bien difficile de s’y retrouver entre les différentes mesures de précaution imposées au niveau régional. Le ministre de la Santé, Roberto Speranza, en accord avec le comité scientifique qui épaule le gouvernement, a donc signé une nouvelle ordonnance. Voilà ce qui va changer pour tous les voyageurs provenant de Croatie, d’Espagne, de Grèce ou de Malte : ils seront soumis à des tests rapides de dépistage du coronavirus. Les positifs devront se mettre en quarantaine durant deux semaines puis repasser des tests. Par ailleurs, les contrôles sanitaires seront intensifiés dans les gares, les ports et les aéroports.

Enfin, en perspective des fêtes du 15 août, et sachant que l’âge moyen des nouveaux cas de contagion dans la péninsule est de 34 ans, des règles anti- movida très strictes pourront être appliquées. L’ordonnance ministérielle indique également que la Colombie s’ajoute aux pays auxquels l’Italie a fermé ses portes depuis juillet.

Dans ce quartier huppé du sud de la capitale, on accueille plutôt favorablement le port obligatoire du masque.C’est le cas de Julien, assis sur un banc, à l’ombre d’un arbre. Selon lui, la chaleur rend la mesure très difficile à appliquer...

Reportage: à Bruxelles, le port du masque est désormais obligatoire partout

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