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Naufrage du «Koursk»: 20 ans après, la Russie pleure toujours ses sous-mariniers disparus

Vingt ans après la tragédie du Koursk, la Russie a rendu hommage à ses sous-mariniers disparus.
Vingt ans après la tragédie du Koursk, la Russie a rendu hommage à ses sous-mariniers disparus. OLGA MALTSEVA / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le 12 août 2000, l’explosion accidentelle d’une torpille provoque le naufrage du Koursk, un sous-marin russe de 154 mètres de long. Les opérations de sauvetage sont chaotiques et la gestion de la crise par le pouvoir, très vivement critiquée. Piégés à une centaine de mètres de profondeur, les 118 hommes qui composent l’équipage perdent la vie. La catastrophe suscite une immense émotion populaire. Le Parquet clôt l’affaire l’été 2002, sans désigner de responsables.

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De notre correspondant à Saint-Pétersbourg, Étienne Bouche

À l’église Saint-Nicolas-des-Marins, un service mémoriel se tient chaque année à la même date. Vingt ans se sont écoulés depuis la catastrophe et les familles, désormais, se connaissent bien. Au cours de la cérémonie, les noms des 118 sous-mariniers du Koursk sont prononcés.

Un hommage toujours dans la douleur

« Dans la famille, il est le dernier à ce jour à s’être mis au service de la Flotte du Nord. Ce qui lui est arrivé est en quelque sorte devenu notre histoire de famille. Mon père, lui, a plus de mal. En tant que vétéran de la marine, il ressent toujours beaucoup d’amertume et de douleur », explique Ekaterina qui est présente pour rendre hommage à son frère Ilya.

Les commémorations se poursuivent au cimetière Sérafimovski, au nord de la ville. 32 membres de l’équipage y sont enterrés. Le plus jeune avait tout juste 20 ans. Sofia se recueille devant la tombe de son fils Sergueï. Elle a créé un collectif fédérant les familles.

« J’ai fini par accepter ce qu’il s’est passé. Pardonner, ne pas pardonner, c’est impossible de raisonner en ces termes. Selon moi, il faut accepter pour une seule raison perpétuer leur mémoire. Car pour le reste, on ne peut rien y changer. Nos enfants ont disparu, c’est fini », témoigne Sofia.

La tombe du capitaine-lieutenant Dmitri Kolesnikov se distingue des autres. La date exacte du décès n’y est pas précisée. Son père en a eu la preuve. Le 12 août après l’explosion, à cent mètres de profondeur, son fils était encore vivant.

► À lire dans les archives de RFI:

- Sous-marin russe en perdition

- Koursk : au secours, il est trop tard

- La lente remontée du sous-marin

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