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Biélorussie: l'UE se positionne en soutien des manifestants opposés à Loukachenko

Les manifestants opposés à Alexandre Loukachenko se sont encore mobilisés dans les rues de Minsk, le 16 août 2020.
Les manifestants opposés à Alexandre Loukachenko se sont encore mobilisés dans les rues de Minsk, le 16 août 2020. Vasily Fedosenko/Reuters
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Alors que la contestation contre la réélection d'Alexandre Loukachenko au poste de président de la Biélorussie a repris de plus belle dimanche 16 août, Emmanuel Macron a appelé l'Union européenne à « se mobiliser aux côtés » des manifestants. Avant lui, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a pris la même position.

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S'il affirme avoir le soutien du président russe Vladimir Poutine, Alexandre Loukachenko se retrouve isolé sur une large partie du reste de l'échiquier européen. Le président de la Biélorussie, au pouvoir depuis 26 ans et réélu le 9 août à l'issue d'un scrutin très critiqué, fait face à une contestation massive d'une partie de son peuple. Et ces manifestants, mobilisés en masse dimanche 16 août dans les rues de la capitale Minsk, ont obtenu des appuis parmi les leaders européens.

« L'Union européenne soutient le peuple biélorusse »

Dans la soirée du 16 août, c'est d'abord Josep Borrell, vice-président de la Commission européenne et chef de la diplomatie européenne, qui s'est exprimé sur Twitter sur la répression exercée en Biélorussie contre les manifestants. « Des centaines de milliers de Biélorusses étaient dehors aujourd'hui pour manifester pacifiquement, pour demander la libération des prisonniers politiques, pour demander des poursuites contre les responsables de violences policières, et pour demander de réelles élections. L'Union européenne soutient le peuple biélorusse », a-t-il écrit.

Peu après, c'est le président français Emmanuel Macron qui, par le même biais de communication, a appelé à ce que l'Union européenne continue « de se mobiliser aux côtés des centaines de milliers de Biélorussses qui manifestent pacifiquement pour le respect de leurs droits, de leur liberté et de leur souveraineté ».

Vendredi 14 août, l'Union européenne avait déjà donné son accord à des sanctions contre les responsables biélorusses liés à la répression violente ou à de possibles fraudes électorales. Plus tôt, dans la journée du 16 août, Alexandre Loukachenko s'est exprimé face à des manifestants qui le soutiennent. Le président a défendu l'indépendance de son pays. « Nous n'avons pas besoin des gouvernements étrangers ! Nous avons besoin de notre gouvernement, de nos dirigeants », a-t-il martelé, tout en réfutant l'hypothèse de nouvelles élections. « Un score falsifié ne peut être de plus de 80% », a-t-il estimé.

(Avec AFP)

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