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Brexit: reprise des discussions, plus que deux mois pour un accord

(Illustration) Michel Barnier et David Frost, les deux négociateurs en chef, en mars 2020 à Bruxelles.
(Illustration) Michel Barnier et David Frost, les deux négociateurs en chef, en mars 2020 à Bruxelles. Oliver Hoslet/Pool via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les négociations sur le Brexit reprennent ce mardi 18 août à Bruxelles dans l'espoir de trouver un accord de libre-échange avant la fin de l'année. Pourtant depuis que le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne le 31 janvier, peu de progrès ont été réalisé sur les principaux sujets de discordes.

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avec notre correspondant à Londres, Maxence Peigné

Il faut avancer et vite car l'horloge tourne et les points de clivage sont encore importants, pour ne pas dire existentiels. Concurrence équitable, pêche, droits de douane et quotas, Londres et Bruxelles ne parviennent pas à s'entendre sur leurs futures relations.  Tant et si bien que lors des dernières discussions fin juillet, Michel Barnier, le négociateur européen, avait jugé un accord commercial « peu probable à ce stade ». David Frost, son homologue britannique, avait quant à lui regretté des « divergences considérables ».

Deux mois pour trouver un accord

Lors de ce 7e volet des négociations qui débute ce mardi à Bruxelles, il est donc à attendre que chaque camp défende son cheval de bataille : la souveraineté pour le Royaume Uni, et l'intégrité du marché unique pour l'Union européenne. 

Il reste à peine plus de deux mois pour trouver un accord. Et celui-ci doit être sur la table fin octobre au plus tard - sans quoi il ne pourra pas être ratifié à temps par le Royaume Uni et les pays membres de l'UE, avant l'échéance de la période de transition, le 31 décembre.

Boris Johnson aurait pu en demander une extension mais s'il y est toujours refusé. Pourtant les discussions ont été ralenties par la pandémie, qui a à la fois détourné l'attention politique et empêché la tenue de discussions face à face pendant plusieurs mois.

Un « no deal » est toujours envisageable ?

Bien sûr, même si Londres et Bruxelles maintiennent qu'une entente est encore possible, ils se préparent aussi à un no-deal et l'absence d'accord commercial a toujours été une option. C'est un scénario qui est néanmoins jugé « catastrophique » par le syndicat patronal britannique. Il craint qu'il ne renforce la crise provoquée par le coronavirus, qui inflige au pays sa pire récession jamais enregistrée. D'autant plus, que la perspective d'une sortie sans accord, interviendrait cet hiver, lors d'une possible seconde vague de Covid-19.

L'autre inquiétude des experts en commerce international, c'est que même si un accord est trouvé, ce sera à la dernière minute et les entreprises, déjà affaiblies la pandémie, n'auront pas le temps de s'y adapter.

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