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Coronavirus en Suisse: la collecte des données personnelles fait peu polémique

La Suisse impose le collecte des données personnelles dans les lieux, comme les restaurants, où la distanciation physique n'est pas toujours possible.
La Suisse impose le collecte des données personnelles dans les lieux, comme les restaurants, où la distanciation physique n'est pas toujours possible. Fabrice COFFRINI / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

À Genève, face à l'augmentation des cas de Covid-19, les autorités suisses imposent le collecte des données personnelles dans les lieux, comme les restaurants, où la distanciation physique n'est pas toujours possible. Une plateforme sur smartphone est même disponible. Elle est plutôt bien acceptée par les clients et par les professionnels.

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Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

« Prénom, numéro de téléphone... Nous, on demande l'heure d'arrivée et sur l'application, il y a seulement l'année de naissance. » Yohan Lomet est désormais rôdé. Comme beaucoup de restaurateurs genevois, le patron du restaurant « L'Éléphant dans la canette » a pris l'habitude de demander les coordonnées de ses client avant même de savoir ce qu'ils vont commander.

« S'il y a un cas, explique-t-il, c'est le médecin cantonnal qui va envoyer un message nous demandant d'avoir accès aux informations de telle date à telle heure. Ça sert juste à prévenir les gens qu'il faut faire attention aux symptômes et aller se faire tester s'il y a besoin. »

« Au moins, on vous prévient »

Les données sont stockées pendant deux semaines. Sur papier ou désormais grâce à l'application qui donne un QR code personnalisé à chaque client. Éliane ne voit que du bon dans la mesure, même si elle a attendu qu'elle devienne obligatoire pour laisser ses coordonnées. « Si l'on ne nous explique pas, on ne le fait pas parce qu'on n'y pense pas, souligne-t-elle. Il suffit qu'il y ait une personne qui soit infectée, au moins, on vous prévient. »

Quant à la crainte que les données personnelles soient utilisées à d'autres fins que la lutte contre la covid, elle semble minoritaire. « Moi, ça me fait sourire quand les gens disent que ce sont leurs données personnelles, etc, affirme un Genevois. Mais on a tous un iPhone dans la poche, on a tous Facebook... c'est déjà foutu d'avance. »

L'application était hier payante pour les restaurateurs. Mais les autorités ont décidé de la subventionner pour faciliter son développement et limiter l'usage des listes papiers trop fastidieuses à remplir.

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