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Biélorussie: Poutine appelle au dialogue tout en confirmant l'existence de renforts armés

Le président biélorusse Alexander Loukachenko (d) reçoit le président russe Vladimir Poutine pour le sommet de la Communauté des Etats indépendants (CEI), à Minsk, le 10 octobre 2014.
Le président biélorusse Alexander Loukachenko (d) reçoit le président russe Vladimir Poutine pour le sommet de la Communauté des Etats indépendants (CEI), à Minsk, le 10 octobre 2014. AFP PHOTO/MAXIM MALINOVSKY
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le secrétaire général de l'Otan appelle la Russie à ne pas « s'immiscer » chez son voisin Biélorusse. Dans un entretien à la presse allemande, Jens Stoltenberg a rappelé que la Biélorussie était un État souverain et indépendant. Alors que ce même jour, le président russe confirme que des renforts armés sont prêts à intervenir tout en appelant autorités et opposition à Minsk au dialogue et à la raison.

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Selon Vladimir Poutine, la situation s’améliore en Biélorussie, et une intervention russe n’est pas nécessaire. Il a appelé ce 27 août l’ensemble des acteurs biélorusses au bon sens pour trouver une issue à la crise. Mais l’homme fort du Kremlin prévient qu'en cas de besoin, il est prêt. Dans une interview à la chaîne de télévision publique Rossiya-24, il confirme qu’il a répondu positivement au président biélorusse lorsque ce dernier lui a demandé de l’aide.

« Alexandre Grégoriévitch [Loukachenko] m'a demandé de constituer une certaine réserve d'agents des forces de l'ordre et je l'ai fait, a-t-il déclaré. Mais nous avons convenu qu'elle ne serait pas utilisée sauf si la situation devient hors de contrôle et que les éléments extrémistes (...) franchissent certaines barrières : qu'ils mettent le feu à des voitures, des maisons, des banques, tentent de saisir des bâtiments administratifs ».

Nouvelles mobilisations et mise en garde

Alexandre Loukachenko avait annoncé mi-août avoir obtenu cette aide mais le Kremlin n'avait pas confirmé. Cette mise au point, ou mise en garde, survient à la veille du week-end et d'un nouveau dimanche de mobilisation dans les rues de la capitale.

Dimanche dernier, 100 000 personnes avaient défilé à Minsk dans le calme. Les actes de mobilisation et de répression se sont encore enchaînés aujourd'hui. Des manifestations ont eu lieu devant le centre de cardiologie dont le directeur a été renvoyé, et devant l'église rouge où de nombreux journalistes ont été interpellés en fin d'après-midi.

► À lire aussi : Biélorussie: la Russie s'interroge sur le soutien à apporter à un Loukachenko fragilisé

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