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Des milliers de Biélorusses boycottent la rentrée pour réclamer le départ de Loukachenko

Manifestation d'étudiants à Minsk, le 1er septembre 2020.
Manifestation d'étudiants à Minsk, le 1er septembre 2020. Tut.By via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Plus de 3 semaines de mobilisations en Biélorussie et une rentrée scolaire et universitaire très perturbée ce mardi. Ils ont été des milliers à la boycotter pour réclamer le départ du président Alexandre Loukachenko.

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À l’extérieur la police anti-émeute qui encercle un des bâtiments de l’université ; à l’intérieur des étudiants en colère et une algarade avec un membre de la direction.

« Je vais dire à la police anti-émeute de rentrer », dit un des dirigeants de l’université aux cheveux gris. « Nos études c’est nous qui les payons », lui répond cette étudiante. Sur d’autres images de Belta, un des rares médias indépendants à encore pouvoir exercer, on voit des hommes en civil, jean et blouson noir, visages masqués, partout menacer des étudiants, bousculer ceux qui dans les allées extérieures tentent de faire signer une pétition, demander de nouvelles élections ; les embarquer dans des camions.

Dans la rue des dizaines de milliers de jeunes tentent de manifester. Certains encore tentent de garder l’énergie et la joie des débuts. Toujours sur les rares images indépendantes qui circulent sur les réseaux sociaux, mardi après-midi à bonne distances des hommes en noir, on voyait dans les rues de Minsk des jeunes en vêtements colorés danser dans la rue, comme un pied de nez à la répression.

Une opposition fracturée ?

Des signes de fracture sont apparus pour la première fois au sein de l'opposition. L'opposante en exil Svetlana Tikhanovskaïa , candidate face à Alexandre Loukachenko à l'élection présidentielle du 9 août, a publiquement critiqué dans un communiqué la stratégie d'un autre groupe d'opposition avec lequel elle avait noué une alliance avant le scrutin.

Elle a notamment déclaré que le Conseil de coordination de l'opposition « ne devrait être dominé par aucun parti politique », après l'annonce de la création d'un nouveau parti baptisé Ensemble par une autre opposante, Maria Kolesnikova, et l'équipe du candidat emprisonné Viktor Babariko.

Svetlana Tikhanovskaïa s'en est également pris au projet de réforme constitutionnelle défendu par ce nouveau parti, estimant qu'il détournait du principal objectif, qui est la destitution d'Alexandre Loukachenko et la tenue de nouvelles élections.

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