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Revue de presse des Balkans

À la Une: le Kosovo et la Serbie signent un accord économique aux États-Unis

Le président américain Donald Trump, entouré par par le président serbe Aleksandar Vučić (à gauche), et le Premier ministre kosovar Avdullah Hoti, le 4 septembre 2020 à Washington.
Le président américain Donald Trump, entouré par par le président serbe Aleksandar Vučić (à gauche), et le Premier ministre kosovar Avdullah Hoti, le 4 septembre 2020 à Washington. AP Photo/Evan Vucci

Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

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Un « accord économique » a été signé ce vendredi 4 septembre à la Maison Blanche par les dirigeants du Kosovo et de la Serbie, aux côtés de Donald Trump. Aleksandar Vučić et Avdullah Hoti étaient arrivés la veille, deux mois après la rocambolesque annulation, au dernier moment, du sommet du 27 juin.

Avant cette rencontre, tous les protagonistes faisaient profil bas, jurant qu’il s’agissait avant tout de « sortir de l’impasse ». Le dialogue visant à une normalisation des relations entre les deux ennemis a commencé en 2011, sous l’égide de l’Union européenne. Peu d’avancées ont été obtenues et les pourparlers ont été interrompus durant 20 mois, de l’automne 2018 à cet été.

Un autre dossier a occupé le devant de l’actualité dans les Balkans cette semaine : la défaite du Parti démocratique des socialistes (DPS) de l’indéboulonnable président Milo Đukanović lors des législatives du 30 août. Le « gospodar », le seigneur, qui reste président, est aux manettes du Monténégro depuis trois décennies. Arrivé de justesse en tête, le DPS n’a pas les moyens de former une majorité. De son côté, l’opposition affirme que « le Mur de Berlin » est tombé et annonce un gouvernement technique. Vijesti, le seul quotidien indépendant monténégrin, analyse pourquoi Milo Đukanović a perdu.

Ces derniers jours, des incidents ont éclaté dans la commune de Pljevlija, où vit une importante communauté musulmane bosniaque. L’opposition dénonce une énième manipulation du régime et appelle au calme. Pour se maintenir au pouvoir, Milo Đukanović ne cesse, depuis la fin des années 1990, de se présenter comme le meilleur rempart à l’influence de la Serbie et de la Russie. Une ficelle usée alors que les critiques contre son régime excessivement corrompu ne cessent de s’amplifier et qu’il est confronté depuis de longs mois à un puissant mouvement de contestation pour « la défense de liberté religieuse ».

Le Premier ministre contesté en Bulgarie

Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, en place depuis une décennie, fait lui aussi face à une intense révolte populaire, qui a commencé au début de l’été. À l’origine de cette colère, les multiples affaires de corruption qui vise le chef du gouvernement et ses proches depuis des mois. Des milliers de manifestants se sont encore rassemblés cette semaine dans les rues de la capitale Sofia pour réclamer la démission de Boïko Borissov. Avec le renfort de l’extrême droite, son parti a réussi à obtenir les voix de 120 députés, nécessaires au lancement de son projet de nouvelle Constitution. Prêt à se maintenir coûte que coûte, Boïko Borissov tente aussi de discréditer les manifestants, accusés de violence alors que des heurts ont eu lieu avec la police mercredi soir. L’opposition dénonce la manipulation des casseurs.

En Grèce, le premier cas de coronavirus a été identifié dans l’immense camp de réfugiés de Moria, sur l’île de Lesbos. Les ONG craignent une catastrophe sanitaire et appellent à l’évacuation du camp, où 13 000 personnes survivent, entassées les unes sur les autres, sans pouvoir respecter aucune règle d’hygiène. Autre motif d’inquiétude pour Athènes, les tensions qui ne retombent pas avec la Turquie.

L’épidémie de Covid-19 donne aussi des sueurs froides au gouvernement de Zagreb, mais avant tout pour des questions économiques. Cet été, la saison a été particulièrement mauvaise, surtout depuis que plusieurs pays européens ont placé la Croatie sur leur liste des destinations à éviter à cause du rebond des contaminations. Qui reste pourtant limité. La crise sanitaire aura en tout cas permis aux Serbes de découvrir une nouvelle destination : l’Albanie. Un pays qu’ils ne fréquentaient que très peu à cause des tensions qui opposent toujours la Serbie au Kosovo.

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