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Biélorussie: Loukachenko remanie la direction des organes de sécurité

Des manifestatnats biélorusses font face à la police le 30 août 2020.
Des manifestatnats biélorusses font face à la police le 30 août 2020. Tut.By via AP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, confronté à une crise politique inédite depuis son arrivée au pouvoir, a remanié la direction des organes de sécurité de l'ex-république soviétique, rapporte jeudi 3 septembre l'agence officielle de presse Belta.

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Les patrons du Service de sécurité (KGB), du Conseil de sécurité et de la Commission de contrôle de l'Etat ont été remplacés. Conserver la loyauté des forces de sécurité est essentiel pour Alexandre Loukachenko, qui dirige la Biélorussie d'une main de fer depuis 26 ans et fait face à un mouvement de contestation sans précédent.

Ivan Tertel, ancien chef de la Commission de contrôle de l'Etat, a été nommé à la tête du Service de sécurité. Valery Vakoultchik, ex-président de la Commission de sécurité de l'Etat, a lui été nommé secrétaire du Conseil de sécurité du pays, a précisé Belta. Alexandre Loukachenko a en outre placé, à titre intérimaire, Vassili Gerassimov à la tête de la Commission de contrôle de l'Etat.

« Ce remaniement signifie que le Conseil de sécurité va bénéficier de plus de pouvoir et que le KGB va concentrer ses efforts à la recherche des moyens pour remplir les caisses de l’Etat », explique Andrei Paratnikau dirige le « Belarus Security Blog », l'un des principaux sites d'analyse indépendants du pays consacrés aux questions de sécurité nationale, qu'il a fondé en 2011.

« En plus des OMON, les forces spéciales biélorusses, le KGB participe aussi à la protection du régime. Même l’armée aujourd’hui n’est plus seulement un service de sécurité mais est aussi utilisée afin de faire croire qu’Alexandre Loukachenko est soutenu. Les militaires s’habillent en civil et sont obligés de sortir dans les rues en brandissant le drapeau officiel de la Biélorussie afin de montrer leur soutien au président, comme s’ils étaient des citoyens comme les autres. L’armée et les gardes-frontières ont aussi été utilisées afin de réprimer les manifestations. En tout cas l’appareil sécuritaire fonctionne afin d’assurer la survie du régime de Loukachenko. »

Les forces de sécurité en Biélorussie sont accusées d'avoir maltraité, passé à tabac ou torturé des centaines de manifestants, des accusations que le gouvernement rejette.

Deux anciens présentateurs de télévision, Denis Dudinsky et Dmitri Kokhno, ont en outre été arrêtés mercredi soir à Minsk, selon leur famille et les médias locaux.

(avec Reuters)

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