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Brexit: le négociateur britannique se montre inflexible avant la reprise des négociations

Michel Barnier et David Frost, les deux négociateurs en chef, en mars 2020 à Bruxelles.
Michel Barnier et David Frost, les deux négociateurs en chef, en mars 2020 à Bruxelles. Oliver Hoslet/Pool via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Dans une rare interview à la presse, David Frost, qui mène les négociations sur le Brexit pour Londres, multiplie les gestes de défiance et prévient que son pays ne cédera en rien face aux Européens, quitte à sortir de l’Union sans accord.

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Le Royaume-Uni ne deviendra pas « un État-vassal » de l'Union européenne martèle David Frost dans le Mail on Sunday. Dans cette interview, la première depuis sa nomination en janvier, le négociateur en chef de Boris Johnson sur le Brexit prévient que son pays ne fera pas de « concessions ».

« Nous n'allons pas accepter des clauses qui leur donneraient le contrôle sur notre monnaie, ou sur notre façon d'organiser les choses ici au Royaume-Uni », explique-t-il aux lecteurs britanniques.

Les discussions achoppent toujours sur plusieurs points et notamment sur les quotas de pêche. La huitième et en principe dernière série de négociations doit reprendre la semaine prochaine. Michel Barnier est attendu mardi 8 à Londres.

Interrogé sur France Inter ce dimanche, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves le Drian a partagé ses craintes quant au Brexit qui approche à grand pas. « Les Britanniques aujourd’hui ne semblent pas comprendre que si l'on veut aller sur le marché intérieur européen, il faut en respecter les règles. Ils ne semblent pas comprendre que si l'on veut négocier un bon accord, il ne faut pas uniquement parler des sujets qui les intéressent eux, mais il faut parler des sujets globaux de la relation future avec l’Union européenne. Aujourd’hui cela ne va pas et il n’y a plus que deux mois », a-t-il déclaré. 

« L'UE avait appris à ne pas prendre notre parole au sérieux »

David Frost, de son côté, affirme ne pas avoir peur du scénario redouté par les Vingt-Sept : le « no-deal », soit l’absence d’accord d’ici la fin de l’année. « Si nous parvenons à un accord qui régule le commerce comme celui que nous avons avec le Canada, parfait. Si nous n'y arrivons pas, ce sera comme avec l'Australie, et nous sommes totalement prêts pour cela », dit-il.

Au passage, le négociateur britannique égratigne le précédent gouvernement, celui de Theresa May. « Nous sommes arrivés après une équipe de négociation qui avait cligné des yeux, déplore-t-il, l'UE avait appris à ne pas prendre notre parole au sérieux ».

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