WikiLeaks: la justice britannique face à la demande d'extradition de Julian Assange

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, va tenter de bloquer la demande d'extradition émise par les États-Unis à son sujet.
Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, va tenter de bloquer la demande d'extradition émise par les États-Unis à son sujet. REUTERS/Henry Nicholls
Texte par : RFI Suivre
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La justice britannique reprend, lundi 7 septembre, les audiences sur l’extradition de Julian Assange aux États-Unis. Le fondateur de WikiLeaks va tenter de bloquer la demande américaine, qui veut le voir jugé aux États-Unis pour avoir violé les lois sur l’espionnage en diffusant des milliers de documents militaires classifiés.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Reportée en raison de la pandémie de coronavirus, l'audience d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis va entrer cette fois dans le vif du sujet, lundi 7 septembre, et voir s’affronter l’équipe de défense et le gouvernement américain sous le regard d’une magistrate britannique, la juge Vanessa Baraitser.

Les États-Unis accusent l’Australien de 49 ans d’avoir conspiré avec Chelsea Manning, ancienne analyste militaire de l’armée américaine, en vue de divulguer à partir de 2010 plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Julian Assange encourt jusqu’à 175 ans de prison pour avoir dévoilé ces documents sur WikiLeaks.

Julian Assange, un personnage qui divise toujours

L'informaticien est détenu dans la prison de haute sécurité de Belmarsh après avoir été éjecté en 2019 de l’ambassade équatorienne à Londres où il est resté pendant sept ans et a conçu deux enfants avec l’une de ses avocates, Stella Morris. La journée promet d’être chargée en émotions tant les avis restent partagés sur Julian Assange.

Ses partisans le décrivent comme un champion de la liberté de la presse et d’expression que de nombreux États voudraient faire taire, tandis que ses détracteurs le voient non pas comme un journaliste mais comme un militant qui a fait le choix, en 2016, d’aider la campagne présidentielle de Donald Trump avec le soutien de la Russie.

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